Mot du comité administratif
Le temps du bilan…
Connaissez-vous la meilleure raison de faire toutes ses heures de travaux communautaires ? Non, ce n’est pas d’éviter une amende de 10 dollars par heure non réalisée, comme le prévoient nos règlements. C’est de ressentir la fierté d’avoir contribué à faire vivre notre beau jardin ! Avec la fin de la saison qui approche, c’est le moment de faire le compte et de contacter votre responsable de comité si vous manquez d’ouvrage pour compléter vos 18 heures de participation. Vous avez déjà atteint ou dépassé ce total ? Un gros bravo !
Valérie Borde,
Présidente du C.A.
Récoltes et conservation
Légumes
- Recouvrez les légumes encore en terre avec une protection (telle une toile), en cas de gel.
- Récoltez les légumes tardifs, mais pas trop tôt car le gel en améliore le goût : comme les courges, citrouilles, choux, poireaux et carottes avant les fortes gelées.
- Conservez les légumes racines: (pommes de terre, betteraves) dans un endroit frais et sec.
- Entreposez dans une boîte de carton ou un sac en papier, dans le noir et à la température de la pièce pour faire mûrir : les tomates et les poivrons.
- Récoltez et congelez ou faites sécher pour la conservation : les fines herbes encore au jardin. Vous pouvez également en faire des boutures pour l’hiver à l’intérieur…
- Transplantez : des fines herbes comme la ciboulette, la menthe, le persil, le romarin et le thym dans des pots pour les cultiver à l’intérieur.
- Mettez à l’abri les plantes frileuses.
Graines
La plupart des graines peuvent être récoltées en automne, lorsque les fruits ou les fleurs sont arrivés à maturité.
- Légumes-fruits (courgettes, concombres…) : Récoltez simplement les graines, rincez-les et faites-les sécher.
- Tomates : Rincez vos graines sous l’eau froide dans une passoire et faites-les sécher à l’abri du soleil.
- Légumes-feuilles (salades, épinards…) : coupez les tiges portant les graines et frottez-les entre vos doigts, au-dessus d’un plateau, pour les faire tomber.
- Herbes aromatiques : Laissez un plant fleurir et récupérez les graines une fois les fleurs fanées et séchées.
- Fleurs : Cueillez les cosses et les fleurs fanées puis frottez-les entre vos doigts. Faites sécher les graines pour les conserver.
À noter : si vous ne souhaitez pas récolter toutes vos graines, vous pouvez simplement laisser vos plantes monter en graines : les oiseaux et les insectes en profiteront !
Planification et achat
C’est le bon moment pour faire l’inventaire et acheter à rabais les semences qu’il vous manque pour la prochaine saison de jardinage.
Plantations et semis d’automne
- Plantation :
- l’ail, l’oignon égyptien, l’échalote : dès l’automne pour une récolte au printemps ou à l’été suivant.
- des bulbes de printemps (crocus, tulipes, jonquilles).
- des engrais verts : (moutarde, trèfle phacélie, luzerne, vesce…, trèfle) pour enrichir le sol.
- Pré-ensemencement1 pour des récoltes précoces, à semer suffisamment tard (zone 3, semis fin octobre à début novembre) pour éviter que les graines ne germent avant l’hiver :
- des légumes-racines tels que les betteraves, les carottes, les fèves, les navets, les panais, les pois, les radis et les rutabagas.
- des légumes-feuilles résistants au froid : les épinards pour une récolte rapide au printemps, les laitues, le mesclun, les choux (le chou frisé, bok choy, pakchoï, etc…) et la roquette.
- des fines herbes comme l’aneth, le cerfeuil, la coriandre, la mélisse, l’origan et le persil.
- des annuelles, bisannuelles, et vivaces qui ont besoin de vernalisation2 pour germer, comme l’achillée, l’échinacée, le pavot et le souci3.
1 Assurez-vous d’utiliser des semences adaptées au climat du Québec.
Semences Ancestrales Québec
2 Processus physiologique permettant la germination et la floraison par le froid et l’humidité.
https://en.wikipedia.org/wiki/Vernalization#:~:text=Vernalization%20(from%20Latin%20vernus%20’of,or%20by%20an%20artificial%20equivalent
3 https://jardinierparesseux.com/2025/10/19/plus-de-150-especes-a-semer-en-dormance/
Préparation du sol et des plants pour l’hiver
- Amendez le sol en y incorporant quelques centimètres de compost bien décomposé ou du fumier pour le rendre plus fertile, le nourrir et améliorer sa structure.
- Rehaussez le taux d’azote en fauchant et mélangeant au sol les racines, tiges et feuilles des légumineuses (pois, haricot, fève, etc.).
- Couvrez-le avec un paillis de feuilles mortes ou de paille pour protéger les racines du froid et maintenir la chaleur et l’humidité du sol, prévenir la compaction, l’érosion et le lessivage et enfin, préserver l’abri des organismes bénéfiques.
- Nettoyez les débris de plants, vous pouvez les enfouir légèrement pour qu’ils se décomposent ou les mettre en compost, en faisant attention aux plants malades qui pourraient propager maladies et insectes nuisibles.
Préparation du matériel
Nettoyez et huilez vos outils avant de les remiser pour l’hiver.
Protection des plantes restantes
- Protégez les plants sensibles aux gels persistants avec des cloches, des mini-tunnels ou des voiles de forçage.
- Continuez d’arroser les jeunes arbres et conifères tant que le sol n’est pas gelé, pour prévenir le dessèchement.
RÉFÉRENCES
Jardinier paresseux – Que faire en octobre? Le calendrier du jardinier paresseux https://jardinierparesseux.com/2025/09/28/quoi-faire-en-octobre-le-calendrier-du-jardinier-paresseux/
Jardinier paresseux – Plus de 150 espèces à semer en dormance https://jardinierparesseux.com/2025/10/19/plus-de-150-especes-a-semer-en-dormance/
Vilmorin – Que semer en automne ? https://vilmorin-jardin.fr/potager-et-aromates/que-semer-et-repiquer-en-automne-au-potager/
Veìr Magazine – Automne : le calendrier du potager https://veirmagazine.com/2022/08/15/automne-le-calendrier-des-semis-au-potager/
du jardin dans la vie – 15 conseils pour bien préparer votre potager pour l’automne https://dujardindansmavie.com/conseils-idees/preparer-votre-potager-pour-lautomne/
du jardin dans la vie – Potager d’automne en toute simplicité https://dujardindansmavie.com/conseils-idees/potager-dautomne-en-toute-simplicite/
écoumène – Le défi audacieux du semis d’automne pour une récolte printanière exquise https://www.ecoumene.com/2024/10/08/semis-automne-recolte-printemps/
BOTANIX – Entretien du potager : Récoltez et préparez pour l’année prochaine https://botanix.com/blogs/experts/quels-travaux-faire-automne-au-jardin#:~:text=Entretien%20du%20potager%20:%20R%C3%A9coltez%20et,une%20nouvelle%20croissance%20au%20printemps
Journal de québec – Les légumes à planter cet automne https://www.journaldequebec.com/2020/09/11/les-legumes-a-planter-cet-automne#
PROMIX – Quoi faire au jardin en septembre https://www.promixgardening.com/fr/conseils/quoi-faire-au-jardin-en-septembre
Vaut mieux tomber sur du mou !
Cette année, on a décidé d’acheter 2 ballots de paille plutôt qu’un seul, comme dans les années précédentes. Ça fait pas mal de paille ! Alors on a mis vraiment une bonne épaisseur tout au pied de nos nombreux plants de tomates. Il faut dire que les variétés que nous cultivons sont pour la plupart des plants indéterminés et donc, qu’ils s’élèvent souvent aussi haut que 6 pieds. Arrive alors septembre, les plants sont chargés de tomates parvenues à maturité et très lourdes, et de gros coups de vents ou de fortes pluies s’invitent.
C’est là que la paille devient le doux coussin qui va accueillir les grosses tomates lourdes qui tombent au sol. Et si on ne passe pas au jardin dans les heures qui suivent ces secousses de la nature, les tomates tombées au sol resteront indemnes, non éclatées et surtout non grignotées. Elles attendront tranquillement que nous venions les ramasser pour les déguster ou les cuisiner.
Vaut mieux laisser finir le travail par des pros !
Une de nos cultures favorites est celle des édamames. C’est si bon et surtout plein de bienfaits pour la santé. Mais les pucerons aiment bien aussi proliférer sous leurs feuilles et faire des dommages si on n’intervient pas assez vite. Une vaporisation des plants avec du savon noir est généralement l’intervention que nous faisons dès que nous constatons l’invasion des pucerons.
Lors de la vaporisation cette année, on a constaté que nos plants recevaient aussi la visite de coccinelles qui sont les prédateurs des pucerons. Alors on y est allés mollo avec le savon noir (une seule vaporisation) afin de préserver la présence de ces bons insectes que sont les coccinelles et de leurs larves qui sont friandes de pucerons. On veut les conserver dans notre jardin !
La morale de cette histoire, laissons un peu de ces détestables pucerons pour nourrir les coccinelles et leurs larves qui s’en régalent. Le travail sera bien fait et tout le monde s’en trouvera satisfait !
Jamais trop tard pour s’essayer !
Chaque année, nous avons une misère folle à réussir la culture des courgettes que nous aimons tant déguster. Les méchantes chrysomèles rayées viennent toujours s’en mêler et finissent par détruire nos efforts. C’est ce qui est arrivé, cette année encore. S’en est suivie une mort imminente de notre beau plant de courgettes.
Au début d’août, envieux de nos voisins que se régalaient de courgettes à ne plus savoir qu’en faire, nous avons osé semer à nouveau 2 graines de courgettes que nous avons placées sous un filet anti-moustique. Les 2 plants ont grandi à une vitesse fulgurante étant donné la température clémente du mois d’août. Début septembre, on se décide à retirer le filet se disant que les chrysomèles auront sans doute fini de causer problème. Et voilà que le 5 septembre, une courgette se pointe enfin le bout du nez. Victoire !
La morale de cette histoire : il ne faut jamais désespérer mais surtout, croire en l’avenir ! Si l’automne est doux et clément, peut-être aurons-nous le bonheur de faire enfin un festin de courgettes.
Division de plant
Contrairement à d’autres légumes du jardin, la rhubarbe n’est généralement pas obtenue à partir de graines. Vous pouvez cependant le faire en laissant fleurir une rhubarbe et en récoltant ses semences. Cela retardera cependant l’époque de vos premières récoltes sérieuses de quelques années. Sachez aussi que pour reproduire fidèlement un plant de rhubarbe, la seule et unique façon de le faire est de diviser un plant déjà existant car une nouvelle plante obtenue par semis a peu de chance d’avoir les mêmes caractéristiques que le plant-mère.
Vous pouvez acheter des plants de rhubarbe dans la plupart des centres-jardin. Ou encore, comme les jardinier(ère)s du Tourne-Sol divisent leurs plants tous les quatre ou cinq ans, ils (elles) seront heureux (heureuses) de vous faire profiter de leurs surplus. Cela vous permettra, en même temps, de tester le goût de la variété. Les différences à considérer pour votre décision devraient être l’acidité, la texture, la saveur et la couleur. Vous êtes le (la) seul(e) à pouvoir en juger.
On divise un plant quand il développe de 20 à 30 petites tiges au lieu de 12 à 18 tiges plus grosses. Au printemps, vous n’avez qu’à dégager le paillis du plant pour bien voir les bourgeons et à l’aide d’une pelle on sectionne le plant entre les bourgeons, en plusieurs éclats.
La division doit être effectuée pendant la dormance, de préférence au début du printemps quand on voit éclore les bourgeons aériens mais elle peut être faite aussi à l’automne. Si vous le faites à cette période, ce devrait être assez tard dans la saison pour ne pas faire pousser les feuilles, mais suffisamment tôt pour que les racines des futurs plants se développent avant que le sol ne gèle. Les plantes doivent idéalement avoir plus de quatre ou cinq ans et, les divisions doivent contenir d’un à trois bourgeons que l’on garde hors terre, le tout sur une grosse racine. Les plants doivent être plantés dans le sol dès que possible pour éviter le dessèchement. Si vous devez retarder la plantation, conservez l’éclat avec feuille(s)en pot avec du terreau ou de la terre à jardin en attendant d’être planté; placez ensuite le plant à l’ombre s’il fait très chaud. Un éclat sans feuille doit être placé dans un sac en plastique et conservé au réfrigérateur pendant une courte période, enroulé dans un papier essuie-tout légèrement humide.
Semis
Autre option, surtout si on désire avoir plusieurs plants : démarrer des semis de rhubarbe dont on a récolté les semences l’année précédente ou dont on fait l’achat en centre-jardin. On sème les graines à l’intérieur de 5 à 7 semaines avant la date du dernier gel, qui a lieu à Québec vers le 25 juin environ. On peut faire tremper les graines 2 heures avant de les planter à une profondeur de 1 cm dans des pots individuels. Le trempage n’est pas indispensable mais accélère la germination. On acclimate graduellement les plants à l’extérieur lorsque les températures nocturnes sont supérieures à 0°C et on met en pleine terre une fois tout risque de gel passé.
Ma méthode préférée (et paresseuse) est de placer les semences à l’ouverture du jardin dans un contenant multi-cellules à 6 ou 9 alvéoles enterré à la surface d’une plate-bande. Identifiez bien l’endroit pour éviter les incidents et les oublis et n’en semez pas plus, à moins de vouloir partir tout un champ de ces polygonacées acidulées. Les semences sont très fertiles.
Ne vous inquiétez pas si les jeunes plants de rhubarbe présentent des cotylédons rouges (les premières feuilles) au début, ce pourrait être dû à des conditions de températures basses ou à leur propre génétique. Cette rougeur est souvent plus prononcée chez les variétés connues pour leurs tiges rouges.
Cuisine
La rhubarbe est techniquement un légume, bien qu’elle ait été désignée comme un fruit aux États-Unis en 1947 à des fins fiscales car les fruits étaient alors moins taxés!!!. Comme on l’utilise avec beaucoup de sucre, la relation se fait facilement avec les fruits… et les desserts. Pas très bon pour nos dents et notre santé. On pense naturellement à son association classique avec la fraise et les pommes pour des tartes, chaussons ou autres délicieux desserts. Un truc pour diminuer la quantité de sucre dans nos recettes serait d’ajouter une feuille de cerfeuil musqué (Myrrhis odorata) à la préparation ce qui donne une saveur aromatique semblable à celle du fenouil. Il faut cependant en aimer le goût. J’ai ajouté une recette de chutney après les références, histoire d’avoir une recette salée dans notre cahier de recettes préférées.
La tradition veut que l’on ne récolte la rhubarbe qu’au printemps mais on peut le faire jusqu’à tard dans l’été. Il est vrai que son goût est plus frais et craquant en début de saison ce qui nous permet de la déguster aussi bien crue et trempée dans le sucre (encore) ou cuite avec du sucre (on ne s’en sort pas). À l’été, c’est la cuisson qui l’emporte avec la mise en conserve ou la congélation. Les tiges ne demandent pas de préparation préalable outre le nettoyage. Vous pouvez également réduire la rhubarbe en compote avant de la congeler.
Et puis finalement, prendrez-vous un petit chausson avec ça?
RÉFÉRENCES
StatsCAN Plus – La rhubarbe : un légume médicinal traditionnel aujourd’hui associé volontiers à des fruits https://www.statcan.gc.ca/o1/fr/plus/3810-la-rhubarbe-un-legume-medicinal-traditionnel-aujourdhui-associe-volontiers-des-fruits
RHUBARBORIUM – Histoire https://rhubarborium.ca/fr/histoire/
Wikipedia – Rhubarb https://simple.wikipedia.org/wiki/Rhubarb
J’aime fruits et légumes – Rhubarbe https://www.jaimefruitsetlegumes.ca/fr/aliments/rhubarbe/
Chutney de rhubarbe
Par Marie-Pier Breton,
Alex Cuisine – Chutney de rhubarbe https://alexcuisine.com/recettes/chutney-de-rhubarbe/
Une recette délicieuse servie en entrée, avec des croustilles de maïs ou des croûtons de pain, avec un fromage de chèvre ou un brie fondant et en accompagnement d’un poisson blanc ou d’une viande.
Ingrédients
- 500 ml (2 tasses) rhubarbe fraîche ou surgelée coupée en tronçons d’environ 1 cm
- 45 ml (3 c. à soupe) sirop d’érable
- 15 ml (1 c. à table) d’huile de canola
- 750 ml (2½ tasses) oignons rouges coupés en petits dés (environ 4 petits ou 1 gros)
- 60 ml (1/4 tasse) canneberges séchées hachées grossièrement
- 2,5 ml (1/2 c. à thé) d’assaisonnement au chili en poudre
- 2,5 ml (1/2 c. à thé) paprika doux
- 0,6 ml (1/8 c. à thé) paprika fumé (facultatif)
- 30 ml (2 c. à soupe) d’eau
- Sel et poivre, au goût
Préparation
- Cuire la rhubarbe avec le sirop d’érable à feu vif jusqu’à tendreté, soit environ 5 à 7 minutes. Prévoir 5 minutes de plus pour la préparation si vous utilisez de la rhubarbe congelée. Réserver.
- Pendant ce temps, faire chauffer l’huile dans une grande poêle. Cuire les oignons à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient très tendres, soit environ 10 minutes. Ajouter les canneberges et cuire encore 2-3 minutes.
- Mettre la rhubarbe en purée à l’aide d’une cuillère et l’ajouter aux oignons ainsi que le reste des ingrédients. Bien mélanger.
- Servir le chutney chaud ou froid. Donne 4 portions.
Commençons par les agrumes :
- Presser quelqu’un comme un citron : exploiter abusivement quelqu’un.
- Apporter des oranges (à quelqu’un) : rendre visite à quelqu’un (en prison)
Quand le légume se transforme en argent :
- Mettre du beurre dans les épinards : améliorer ses conditions de vie avec de l’argent supplémentaire.
- Petit plus : les épinards sont désignés en argot pour parler d’argent, comme l’oseille et le blé.
- Avoir beaucoup d’oseille : avoir beaucoup d’argent.
- Ne pas avoir un radis : ne pas avoir d’argent.
A,
- Ail ya yail : constatation d’un dégât.
- Ail, ail ya yail : début d’une célèbre chanson mexicaine.
- Avoir un cœur d’artichaut : tomber facilement amoureux.
- Être une asperge : être grand(e) et mince.
- Ne pas demander à un cheval s’il veut de l’avoine : Ne pas questionner si la réponse est déjà évidente.
B,
- République de banane : un pays dirigé par un gouvernement corrompu.
C,
- Être poil de carotte : être roux.
- Les carottes sont cuites : tout est fini, il n’y a plus d’espoir.
- Manier le bâton et la carotte : alterner menace et récompense afin de motiver quelqu’un.
- Mon garage est ENconcombré : c’est le temps de faire le ménage.
- C’est la cerise sur le gâteau : se dit du détail final qui parfait une réalisation.
- Appuyer sur le champignon : accélérer, en voiture généralement.
- Une feuille de chou : un journal peu intéressant.
- Un bout de chou : un jeune enfant.
- Ménager la chèvre et le chou : se réserver deux alternatives.
- Faire chou blanc : ne pas réussir, échouer.
- Jeter ses choux gras : gaspiller (Le chou gras c’est le chénopode, une mauvaise herbe très commune).
- Avoir les oreilles en choux-fleur : avoir les oreilles du roi Charles.
- Naître dans un chou : évidemment, c’est pour les garçons car les filles naissent dans les roses.
- « Chooooouuuu!!! » : appréciation très négative des performances d’une équipe de sport.
- Se faire rentrer dans le chou : se faire attaquer violemment lors d’une discussion.
F,
- Mi-figue, mi-raisin : situation, discussion plaisante d’un côté mais désagréable de l’autre.
- Ah ! Les fraises et les framboises : chanson préférée des amateurs de bon vin.
G,
- Fumer du bon gazon : être dans un léger état de délire ou d’exagération.
- Faire le gland : paresser ou faire semblant de travailler.
H,
- C’est la fin des haricots : c’est la fin tout court.
M,
- Tirer les marrons du feu : tirer avantage d’une situation pour soi-même.
O,
- Être en rang d’oignons : se placer sur une seule ligne.
- Se mêler de ses oignons : s’occuper de ses propres affaires.
P,
- Pousse mais pousse égal : arrêter d’exagérer ou de demander un excès de symétrie chez les légumes.
- En avoir gros sur la patate : être déçu, avoir le cœur gros.
- Être dans les patates ou les concombres : se tromper.
- Lâches pas la patate : traditionnellement en Acadie, persévérer, ne pas abandonner.
- Manger les pissenlits par la racine : être mort et enterré.
- Couper la poire en deux : répartir équitablement quelque chose en deux ou trouver un compromis.
- Garder une poire pour la soif : mettre de l’argent de côté au cas où.
- Prendre (quelqu’un) pour une poire : sous-estimer une personne en la pensant naïve.
- Faire le poireau / poireauter : attendre longtemps.
- Avoir un petit pois dans la cervelle : être peu futé.
- Être une bonne pomme : être naïf/naïve.
- Se payer la pomme de quelqu’un : se moquer de quelqu’un.
- Haut comme trois pommes : ce n’est pas très grand…
- Tomber dans les pommes : l’expression originelle serait « tomber dans les pâmes ». Pâme, se pâmer, étant une expression ancienne pour dire perdre connaissance.
- Pomme d’arrosoir : pièces d’arrosoir qui manquent beaucoup au Tourne-Sol.
- Pomme de discorde : cause d’une dispute.
- Pour des prunes : pour très peu de choses.
- Compter pour des prunes : autrement dit, pour rien.
- Secouer quelqu’un comme un prunier : secouer quelqu’un vigoureusement.
- Tenir à quelqu’un comme à la prunelle de ses yeux : aimer quelqu’un plus que tout.
R,
- Ça ne sent pas la rose : c’est le temps de sortir le petit sapin.
S,
- Raconter des salades : dire des mensonges ou des choses ridicules.
- Vendre sa salade : chercher à convaincre.
T,
- Être rouge comme une tomate : avoir le visage tout rouge.
Et le plus délicieux fruit de tous est pour la fin :
- G♥ûter au fruit défendu : G♥ûter à l’♥bjet d’un plaisir imm♥ral ou illicite. C♥ntrairement à la cr♥yance p♥pulaire, ce n’est pas une p♥mme…
RÉFÉRENCES
Gouvernement du Canada – Ressources du Portail linguistique du Canada https://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/fr/
Perle du nord – 20 EXPRESSIONS POPULAIRES QUI VOUS PRENNENT POUR DES LÉGUMES https://www.perledunord.com/le-mag/legumes/20-expressions-populaires-qui-vous-prennent-pour-des-legumes/
Easy French With Eliane and Chantal – Les soixante expressions idiomatiques les plus courantes avec des fruits et légumes https://www.easyfrenchwitheliane.com/french-idioms-fruits-vegetable
Voici ce qu’en dit Audrey Martel du blog du Jardinier Paresseux :
« Les poils urticants de certaines plantes sont les coupables (de réactions cutanées). L’ortie en est l’exemple parfait : ses minuscules poils creux contiennent un cocktail d’histamine, d’acétylcholine et d’acide formique qui, au moindre contact, se brisent comme de minuscules éclats de verre et injectent ces substances irritantes dans votre peau. La sensation de brûlure immédiate est universelle – c’est une défense chimique de la plante, pas une allergie – mais certaines personnes y réagissent bien plus fortement et plus longtemps que d’autres. »
Malgré cet inconvénient, associé surtout à la cueillette, il reste que l’on devrait mettre l’ortie à notre menu car elle est une bonne source de vitamines et de minéraux en plus d’avoir une saveur délicate.
Origine et histoire
L’ortie est originaire d’Eurasie où on a retrouvé beaucoup de semences dans les différentes strates de terrains. Elle s’est répandue un peu partout sur la planète, de l’Amérique du Nord jusqu’en Australie, en passant par l’Afrique du Nord, dans les terrains vagues, les friches, les bords de chemins et les jardins.
On a des traces d’utilisation de l’ortie depuis les temps préhistoriques. Elle était une source de nourriture, de fibre textile et de remède naturel. Elle était alors considérée comme une plante divine destinée à soigner les humains. On a aussi trouvé des tissus et des cordes composées par les longues fibres de la plante. Les Romains s’en servaient pour soulager les douleurs articulaires et stimuler la circulation, peut-être aussi pour soigner la goutte. Le Moyen Âge voit réapparaître son aura magique : l’ortie était alors considérée comme une plante protectrice contre les maladies et les mauvais esprits. Boou!!!
Description
Le nom scientifique de l’ortie est Urtica dioica du latin « urere », qui signifie « brûler », en référence à la sensation de brûlure causée par ses poils urticants. C’est une plante herbacée vivace qui peut mesurer entre 50 cm et 1,5 mètre de hauteur. Elle est reconnaissable, outre ses poils, à ses feuilles opposées, ovales et dentelées, avec une tige carrée ainsi que des petites fleurs verdâtres regroupées en épis pendants.
Récolte
Bien que l’on puisse la cultiver au potager, sa nature exubérante fait qu’elle cherche à s’évader de tous côtés. Elle se reproduit par ses semences mais aussi par ses rhizomes, ce qui lui permet de former des bosquets… brûlants. Il vaut mieux la cueillir dans des coins sauvages et non pollués. Elle pousse un peu partout au Tourne-Sol où elle sert surtout en début de saison à la fabrication d’un purin riche en azote.
Le printemps est le meilleur moment pour récolter l’ortie, soit avant la floraison. Pour les tisanes, les feuilles matures peuvent être récoltées tout au long de la saison, le goût de la tisane variant selon la maturité des feuilles. Pour cueillir des orties sans vous piquer, protégez-vous avec des vêtements longs : gants, pantalons et veste à manches longues. Coupez les tiges avec des ciseaux et utilisez un sac large pour transporter votre récolte facilement sans la tasser. Les piqûres d’ortie provoquent une sensation de brûlure, des démangeaisons, des rougeurs et des petites cloques. On atténue ces symptômes en frottant la peau avec les feuilles vertes que l’on a sous la main, réduites en purée (le plantain est idéal). De la terre humidifiée appliquée sur la peau fait aussi bien l’affaire.
En cuisine
L’ortie s’utilise « à toutes les sauces » en cuisine : en soupe, en quiche, en omelette par exemple. On la dépose directement dans le bouillon après avoir fait sauter nos légumes de base. On peut aussi la cuire rapidement dans un peu d’eau et l’ajouter à la préparation de notre recette favorite. Vous trouverez, à la fin de l’article, ma variation personnelle de la Vichyssoise qui devient…Ortissoise avec l’ajout d’orties. Notez qu’une Vichyssoise est traditionnellement servie froide et qu’elle devient potage Parmentier si elle est servie chaude. Personnellement, j’aime mon Ortissoise chaude. Menoum!
Conservation
Si on aime beaucoup l’ortie, on peut aussi en avoir à sa disposition pour le reste de l’année : un bon potage chaud à l’ortie en janvier nous assure que l’été reviendra bien un jour. Le plus simple est de la faire sécher sur une grille ou dans un déshydrateur à basse température car l’ortie sèche très facilement. Placez-la ensuite dans un contenant hermétique et à l’abri de la lumière pour éviter sa décoloration. Conservation : un an.
La congélation, quant à elle, conserve au mieux la fraîcheur et les nutriments pendant plusieurs mois. On blanchit les feuilles quelques secondes pour ramollir les fameux petits poils et pour en garder la couleur. On les sèche un peu avec un linge et hop! au congélateur, bien à plat sur une tôle à biscuit. Une fois bien refroidies, on les place dans un contenant hermétique ou un Ziploc et on les retourne au congélateur.
Santé
Délicieuse en cuisine, l’ortie a de nombreuses propriétés thérapeutiques. En effet, l’ortie :
- aide la peau dans les cas d’acné et d’eczéma. Elle favorise la cicatrisation;
- atténue les douleurs liées aux rhumatismes et à l’arthrose grâce à son effet anti-inflammatoire;
- améliore le transit intestinal et soulage les ballonnements après un repas copieux;
- fortifie les cheveux, prévient leur chute et combat les pellicules lorsque utilisée en lotion ou en rinçage;
- aide à réguler la glycémie en stabilisant le taux de sucre dans le sang;
- aide le foie par ses propriétés hépatoprotectrices.
La tisane d’ortie, préparée à partir de feuilles infusées, séchées ou non, est une boisson santé réconfortante. Riche en vitamines, minéraux et antioxydants, elle tonifie l’organisme, soulage les douleurs articulaires, facilite la digestion et renforce l’immunité. L’ortie peut de plus être utilisée pour préparer des produits corporels maison, tels que des lotions capillaires, des masques faciaux, teintures mères et des crèmes pour la peau.
Précautions d’emploi
Il est recommandé de ne pas dépasser 3 à 4 tasses de tisane d’ortie par jour. L’ortie peut interagir avec certains médicaments, tels que les anticoagulants, les diurétiques et les médicaments pour le diabète, il est donc important dans ce cas de consulter un médecin avant de l’utiliser.
RÉFÉRENCES
floèm – Tout savoir sur l’ortie : bienfaits, usages et habitat naturel (guide complet) https://floem.ca/blogs/blogue/ortie-bienfaits-usages-habitat
Jardinier paresseux – Confession d’une cultivatrice d’herbe à poux: les allergies au jardin https://jardinierparesseux.com/2025/05/15/confession-cultivatrice-herbe-a-poux-les-allergies-au-jardin/
Ortissoise à la Robert
(Donne 8 portions. Se garde quelques jours au frigo)
Ingrédients
- 1 tasse (ou plus1) d’orties fraîches non-compressées avec son eau de cuisson
- 1 à 4 c. à table d’huile ou de beurre
- 1 à 4 c. à table de farine
- 2 litres de lait 3,25 %
- 3-4 poireaux émincés
- 2 oignons émincés
- 2-3 pommes de terre en petits cubes
- 2 carottes émincées (si désiré)
Préparation
- Placez votre ortie dans une casserole et recouvrez-la à peine d’eau. Cuire quelques minutes.
- Conservez l’eau de cuisson et réservez l’ortie dans un grand bol.
- Versez votre huile de cuisson préférée dans la casserole (le beurre aussi, c’est bon), faites-y revenir les poireaux, les oignons et les carottes (si désiré). Réservez.
- Dans une grande casserole, faites fondre le beurre et ajoutez la farine (plus de beurre et de farine signifie plus de tenue à la fin).
- Cuire doucement, en brassant, jusqu’à ce que le beurre mousse et ajoutez le lait très graduellement pour éviter les grumeaux.
- Ne pas cesser de brasser (ça peut coller au fond). L’utilisation d’une cuillère de bois à bout plat est plus sûre.
- Ne pas quitter le chaudron des yeux (pour éviter le débordement, c’est-à-dire la fameuse montée de lait).
- Ajoutez les légumes et les pommes de terre.
- Cuire doucement jusqu’à épaississement désiré. Ajoutez l’ortie et rectifiez si nécessaire avec l’eau de cuisson.
- Passez le mélangeur à main (girafe) jusqu’à une texture lisse.
- Servir froide à l’été ou chaude, en hiver, décorée de ciboulette hachée.
Bon appétit.
Variantes
- Ajoutez ail, fanes de carottes, fanes de radis, feuilles de brocolis ou toute autre verdure de votre jardin. C’est une bonne manière de passer vos « abats » de légumes.
- Ajoutez une tasse de bouillon de poulet rendra l’Ortissoise plus onctueuse encore.
1 Plus la quantité d’ortie sera grande, plus l’Ortissoise prendra la couleur de la forêt.
Une bonne partie des photos présentées dans ce journal ont étés «croquées» sur le vif par les jardiniers et jardinières du jardin. Leurs noms sont crédités sous les images. Les autres images utilisées proviennent de banques d’images dans le domaine public telles que Pixabay et Wikipédia Commons.






























Photo : Louise Bouchard