Mots des comités
Pour que tout aille bien !
La saison de jardinage est maintenant bien engagée. Le beau temps a fini par arriver et les jardins sont déjà bien garnis. On a enfin le temps de faire le tour du jardin pour voir ce que les autres jardiniers cultivent de même que leurs beaux aménagements. Je me pose tout à coup une question : comment un jardin d’environ 115 membres, presque autant de collaborateurs et près de 200 lots cultivés peut-il réussir à fonctionner rondement sans que ce soit le chaos ?
Je réalise alors que sur ces 115 membres, il y en a qui ont décidé de s’impliquer davantage, de faire partie du conseil d’administration et de prendre la responsabilité d’un comité. En plus d’une expérience enrichissante, ces personnes tissent des liens précieux avec les autres membres du CA. Et surtout, elles ne sont pas seules car tout le monde travaille au même but commun : faire en sorte que tous soient heureux dans ce jardin magnifique et que chacun puisse y cultiver son potager dans une ambiance sereine et empreinte de bienveillance.
Cette année, le CA travaille fort pour mettre en place un processus pour chacun des comités, afin de répertorier les différentes tâches qui doivent être faites. Ceci dans le but de faciliter la tâche à la relève au sein du CA et ainsi s’assurer que les nouvelles personnes qui décideront de s’impliquer soient mieux outillées à leur arrivée.
Si le cœur vous en dit… N’oubliez pas qu’on récolte ce que l’on sème !
Louise Bouchard,
Responsable comité Communications
Erratum
Dans le dernier journal, la responsable du comité Étang vous informait qu’ « Afin d’agrémenter les balades autour de l’étang des passerelles de bois seront remises à neuf par le comité Entretien. » Or, après analyse du CA, les passerelles de bois sur le sentier de l’étang ne seront pas remplacées cette année en raison des coûts très élevés pour réaliser ces travaux non prévus au budget. Par contre, de menus travaux seront faits pour sécuriser la passerelle brisée en attendant une solution plus durable.
Marie-Pierre Lajoie,
Responsable du comité Étang
Petite histoire de la rhubarbe
Par Robert Bélanger
Qui ne connaît pas, au moins de vue, cette grande plante à tiges plus ou moins rouges, roses ou vertes selon les variétés ? Celle qui a tendance à réclamer de l’espace pour ses grosses feuilles mais dont on aime tant le goût des tiges acidulées, tellement qu’on lui pardonne tout ? Surtout servie avec du sucre et des fruits en purée… Un petit chausson avec ça ?
Origines
L’origine de la rhubarbe (Rheum rhabarbarum) se perd dans la nuit des temps. En fait, elle nous est totalement inconnue. Ça commence bien, me direz-vous. On en suit toutefois la trace tout au long de l’Antiquité ; c’est même un peu étonnant car dans la nature le goût acide signale en général que cette plante pourrait être dangereuse pour l’humain qui la consommerait. Les premières références datent de 5 000 ans et nous viennent de la Sibérie alors qu’on la considérait comme une plante médicinale, en particulier pour sa fonction… purgative. Elle n’est devenue réellement populaire qu’aux 18e et 19e siècles quand le sucre a été introduit en grande quantité dans le régime alimentaire européen, ce qui a rendu ce légume acidulé plus agréable au goût.
Henry D. Clark, le « roi de la rhubarbe ».
ASHAEL CURTIS/DOMAINE PUBLIC
Historique
Après avoir été cultivée en Sibérie et par la suite en Chine, on retrouve la rhubarbe chez les grecs qui lui ont donné son nom : Rha-barbarum ce qui signifie « racine barbare ». Pour les grecs et les romains le terme barbare était à prendre dans le sens d’« étranger » mais ce n’était qu’une indication d’une nouveauté venant d’un pays lointain.
Elle a été ensuite adoptée par l’Angleterre et par les pays scandinaves où l’hybridation facile de la rhubarbe l’a fait passer de plante médicinale à plante culinaire sous une forme plus douce au 18e siècle. De là, elle traversa l’Atlantique avec les colons anglais pour s’établir aux États-Unis où elle attendit le « roi » qui allait la répandre dans tout le pays au début des années 1900 : Henry Clark, surnommé The Rhubarb King. Cultivée à Skagway, en Alaska, pendant la ruée vers l’or du Klondike, sa rhubarbe était difficile à oublier en raison de son abondance et de sa taille (photos).
Henry D. Clark, ses filles et une montagne de rhubarbe
SERVICE DES PARCS NATIONAUX, PARC HISTORIQUE NATIONAL DE LA RUÉE VERS L’OR DU KLONDIKE, COLLECTION CANDY WAUGAMAN, KLGO SP-276-8933
Venu pour y trouver de l’or, il a créé une ferme de rhubarbe pour aider à pallier à une pénurie d’aliments frais et locaux, alors qu’il avait vu des gens souffrir du scorbut. M. Clark a été étonné par la suite de voir les plants pousser jusqu’à des proportions géantes car, comme on peut le voir sur la photo ci-contre, certaines des feuilles mesuraient plus d’un mètre de large. Sa variété pousse toujours dans les jardins Jewell, où il la cultivait et elle prolifère généreusement dans toute la ville de Skagway encore aujourd’hui.
Plante bien adaptée au climat nordique, la rhubarbe fut de nouveau hybridée par Luther Burbank après 1914 afin qu’elle produise bien sous les températures de la Californie du Sud et pour obtenir des tiges d’un rouge plus profond, en vue de plaire aux consommateurs. À l’aise aujourd’hui sous de multiples climats, la rhubarbe s’est répandue aux quatre coins de la planète.
Conditions de culture
La rhubarbe n’est pas difficile quant aux conditions de culture. Elle pousse bien au soleil mais elle est à son meilleur à la mi-ombre. Elle est aussi confortable en sol acide qu’en sol alcalin pourvu qu’il soit bien amendé et humide. On ajoute une bonne couche de compost chaque année, au printemps, que l’on recouvre d’un paillis (BRF, paille ou feuilles mortes).
Quand une rhubarbe fleurit, elle monte ensuite en graines, ce qui est tout à fait normal. Elle ne fait que ce que toute plante est censée faire, c’est-à-dire se reproduire. Certains facteurs peuvent cependant influencer la fréquence à laquelle un plant de rhubarbe fleurira. Une condition essentielle pour de beaux plants : assurez-vous que votre rhubarbe soit à l’abri du stress ce qui pourra réduire considérablement une floraison « inutile ». Un printemps inhabituellement chaud peut aussi provoquer sa floraison hâtive; même chose pour les canicules. D’autres stress peuvent également forcer la rhubarbe à fleurir : un manque d’eau, un sol infertile, des parasites ou des dégâts causés par des animaux. Tout ce qui fait que la plante se sente menacée peut la faire fleurir. De plus, les vieux plants ont tendance à fleurir plus que les plus jeunes, d’où l’intérêt de les diviser à tous les quatre ou cinq ans. Cela revient essentiellement à faire reculer la maturité de la plante et donc à réduire sa floraison.
Sachez aussi que si votre rhubarbe monte en fleurs, cela n’affecte en rien les autres tiges de la plante. Celles-ci sont toujours comestibles et peuvent être utilisées en cuisine. Avis à ceux et celles qui ont des problèmes rénaux : la rhubarbe contient de l’acide oxalique, substance pouvant être toxique dans ce cas. Bien qu’il soit présent dans toute la plante, c’est cependant dans les feuilles qu’il est le plus concentré.
On peut aussi l’empêcher de monter en graines. Il faut savoir que si la floraison demande un peu d’énergie à la plante, c’est la montée en graines qui est épuisante. Autrement dit, on peut profiter des fleurs, (malgré la croyance populaire), couper ensuite les épis quand les pétales tombent pour ne pas affaiblir la plante et avant qu’elle ne forme ses semences.
Je vous parlerai prochainement des conditions à réunir pour bien débuter votre culture et pour avoir des rhubarbes fructueuses et « heureuses »
RÉFÉRENCES
C’est par ce beau samedi du 23 août que s’est tenue la traditionnelle Fête des récoltes au jardin Tourne-Sol. C’était l’occasion de prendre un temps d’arrêt pour jaser avec nos voisins jardiniers et partager le bon lunch préparé par le comité Animation.
Notre cher Laval, depuis quelques années responsable de la cuisson des maïs, avait obtenu une commandite fort appréciée provenant de Métro Ferland. Les maïs étaient succulents et cuits juste à point.
Nos nouvelles venues de cette année au jardin, Sylvie et Johanne, ont quant à elles organisé un atelier d’entretien de vélos qui a très prisé. Lucie est venue avec tout son matériel de maquillage et a fait le bonheur des petits et aussi des grands au cœur jeune! Un atelier de bricolage a également réjoui les petits bout-de-choux qui ont réalisé de bien belles choses.
La piñata, comme toujours, a attiré les petits sous l’œil attendri de leurs parents. Et c’est notre nouvelle arrivée de cette année, la chanceuse Margot, qui a remporté le moitié-moitié.
Un magnifique événement que cette fête et surtout un immense bravo à l’équipe du comité Animation et à tous ceux qui ont collaboré d’une quelconque façon au succès de la fête.
Un rendez-vous qui contribue à enrichir la vie communautaire de notre beau jardin !
Louise Bouchard
Comité Communications
Crédit des photos : Louise Bouchard





















Photo: Catherine Levesque