Mots du comité exécutif et du comité administratif
Des enfants au jardin
Cet été encore, deux membres du jardin travaillant pour la Joujouthèque basse-ville vont accueillir des enfants du quartier pour jardiner, créer, relaxer, placoter et s’imprégner de l’univers de l’étang.
Bien qu’il puisse y avoir des variations possibles, dès le 7 juillet, et ce, jusqu’à la mi-août, voici l’horaire général de ces visites :
- Mardi avant-midi : groupe du Patro Laval
- Mercredi avant-midi : groupe du centre Durocher
- Vendredi avant-midi : des jeunes vivant à deux coins de rue du jardin et n’étant pas inscrits dans un camp de jour.
N’hésitez pas à partager via le courriel du jardin vos questionnements et tous vos commentaires (bons et moins bons).
Votre C.A.
Une chance qu’on s’a !
À chaque fois que j’entre au jardin, je me dis qu’on est tellement chanceux de pouvoir compter sur un si bel endroit ! En plus d’y faire pousser de quoi nous régaler, le jardin nous permet de faire travailler quelques muscles, de se vider la tête des soucis du quotidien, d’observer le monde vivant au travail, de papoter et de se rendre utile en contribuant par nos tâches à faire vivre cette merveille. C’est tellement précieux !
Mon souhait le plus cher : que jamais on ne laisse s’installer dans notre refuge l’intolérance, l’égocentrisme, les incivilités et autres maux qui rendent le vivre-ensemble parfois si compliqué ailleurs. Prenons soin du jardin et de nous tous. À tous et toutes, un très bel été !
Valérie Borde, présidente
Oyé, oyé, un message de votre trésorier
À toutes les jeunes pousses et les vieilles branches, n’oubliez pas que cultiver des légumes c’est bien mais cultiver les liens entre humains c’est le top, surtout dans des smarts pots.
Étienne Robitaille, trésorier
Mots des comités
Aménagement paysager
À deux pas d’ici
S’il existait en un lieu
Toutes les ferveurs d’autrefois et les aspirations à venir
S’il y poussait toutes ces choses découlant des autres
Que d’un simple regard nous nous en trouverions nourris
Rassasiés de rêverie
Que d’une main forte, tourne-sol, tendre ameublit
Que d’une main porte, fière, tendres semis
Dont la patience en serait le maître offrant ses fruits
Et qu’en ce lieu, vaste monde latent
Tenant à lui seul dans un grain
Et tourne-sol, comme par magie
Retourne au sol, inlassablement
Reprend vie
Léa Leclerc, responsable du comité Aménagement paysager
Communications
Une autre saison qui s’annonce pleine de promesses. On a enfin pu mettre les mains dans la terre et faire des plans pour profiter au maximum de nos parcelles. Doucement, l’envie de se laisser imprégner par la beauté de cet espace hors du commun qu’est Le Tourne-Sol nous gagne.
Pour cette saison, je souhaite que ce jardin communautaire exceptionnel soit aussi l’endroit privilégié pour faire de belles rencontres et partager nos trucs, nouveautés, questionnements et aussi, parfois, nos états d’âme.
Si le cœur vous en dit, laissez-vous donc aller à écrire un article pour un prochain journal. La contribution des membres aux journaux du jardin est toujours appréciée. À tous, une saison pleine de belles récoltes!
Louise Bouchard, responsable du comité Communications
Entretien
Chers jardiniers et chères jardinières,
C’est avec plaisir que je prends les rênes du comité Entretien pour l’été 2025. Le CA tentera de répondre au mieux de ses capacités à vos demandes. Comme il s’agit de ma première expérience de jardinière, je suis toujours partante pour en apprendre davantage. Venez me voir au lot C24 / C25.
Agréable saison à vous tous!
Magali Villeneuve, responsable du comité Entretien
Espaces communs
Bonjour !
En plus de 10 ans, j’ai contribué à quelques jardins communautaires ou collectifs. J’ai accepté le poste de responsable du comité Espaces communs en remarquant le grand nombre de projets.
C’est un plaisir de découvrir la volonté et l’efficacité des membres que j’accompagne. Grâce à eux, en début de saison, vous avez pu engraisser la terre de votre jardin au compost et vous pourrez lui apporter encore plus de nutriments avec le purin. De plus, à l’automne, vous pourrez acheter du miel, de l’ail, de l’échalote de Ste-Anne et des courges. Wow !
En contrepartie, pouvons-nous compter sur vous pour apporter vos résidus de jardin dépouillés de racines pleines de terre, de paille, de roches, d’outils, de cordes ou autres trucs de plastique? Nous vous entendons déjà répondre oui, et nous avons hâte de voir le résultat!
Au plaisir !
Félicia Pivin, responsable du comité Espaces communs
Étang
Cet été, les membres du comité continueront à effectuer leurs corvées pour contrôler les quantités de plantes aquatiques et d’algues.
Afin d’agrémenter les balades autour de l’étang, des passerelles de bois seront remises à neuf par le comité Entretien (yé !) et du nouveau paillis couvrira le sentier.
De plus, la nature reprenant vite ses droits, vous remarquerez peut-être que nous avons dégagé quelques fenêtres de verdure (de pair avec le comité aménagement) afin de pouvoir profiter de la beauté de l’étang. D’ailleurs, un petit nénuphar jaune est depuis beaucoup plus facilement observable. Surveillez la floraison prochaine des nymphéas !
Petit rappel : méfiez-vous de l’ortie qui pousse rapidement, parfois trop près du sentier. Nous travaillons à contrôler sa présence.
Il y a de cela quelques semaines, une drôle de surprise a été découverte. De nombreuses roches avaient été déplacées du bassin de la cascade sous le «très beau tuyau» d’où l’eau s’écoule, le mettant ainsi plus haut, bien en évidence. SVP, si vous avez des envies de changements, contrôlez vos ardeurs et commencez par venir discuter avec les membres du comité Étang, avec moi ou via le courriel du jardin. Nous en parlerons ensemble avant de prendre des décisions 🙂
Sur ce, profitez de la beauté qui explose en ce moment- même du côté de l’étang : les feuilles de kiwi sont à leur paroxysme de rose et de blanc «flash», les lilas sentent bon et les amphibiens dialoguent avec les oiseaux ! Bon été à tous !
Marie-Pierre Lajoie, responsable du comité Étang
Inspections
Bonjour,
Mon nom est Laval Voisine. Certains d’entre vous m’ont connu au comité Inscriptions, me voici maintenant au comité Inspections. Il me fait plaisir de me joindre à cette équipe expérimentée avec qui j’ai déjà appris beaucoup à notre inspection pour l’occupation et l’arpentage. Justement, je profite de cette occasion pour vous demander de laisser à leur place les longs piquets de métal qui ont été plantés par un arpenteur. Ces piquets délimitent les allées et vous devez aligner planches, roches, briques ou autres avec eux lorsque vous réparez ou modifiez vos plates-bandes. Notre prochaine inspection sera le 7 juillet et la collaboration de tous est appréciée. L’objectif étant de conserver ce lieu magique le plus beau possible en respectant les gens, le territoire et ceux qui nous prêtent ces parcelles pour qu’ils continuent d’être fiers de la confiance qu’ils ont placée en nous depuis 43 ans.
Laval Voisine, responsable du comité Inspections
Magasin
Bonjour jardiniers et jardinières,
Ça y est, nous avons mis en terre nos plants, fait nos semis, désherbé, borné notre lot et les espérances sont maximales.
Pour l’instant on travaille encore, encore et encore. Bientôt on va commencer à récolter.
Si l’été est sec, ceux et celles qui ont paillé seront contents de cette terre qui reste bien humide, souple et molle. Par contre, si l’été est pluvieux, ils dégageront le collet de leurs plants pour éviter la pourriture et les maladies.
En fin de compte, on récolte ce que l’on sème…
Bon jardinage !
Nathalie Bourdages, responsable du comité Magasin
Quelques analogies pour comprendre le paillage
Un manteau protecteur
Le paillage recouvre le sol comme un manteau, protégeant les plantes des éléments extérieurs comme le froid, la chaleur, le vent et la pluie.
Une barrière contre les adventices
Le paillage agit comme un barrage, empêchant les mauvaises herbes de germer et de se propager, réduisant ainsi le besoin de désherbage.
Un stimulant pour les organismes
Le paillage favorise un sol vivant car ses organismes ne sont actifs que lorsque celui-ci est humide. Ils décomposent le paillage organique en commençant par en dessous et fournissent aux plantes de l’azote, du phosphore ou d’autres nutriments.
Une éponge pour le sol
Le paillage permet de conserver l’humidité dans le sol, réduisant le besoin d’arrosage.
Un régulateur de température
Le paillage aide à maintenir une température stable du sol, protégeant les racines et les plantes des fluctuations extrêmes, il assure ainsi leur santé et leur croissance optimale.
Un engrais à libération lente
En se décomposant, le paillage enrichit le sol en éléments nutritifs et améliore sa structure et sa fertilité.
Six caractéristiques du paillis adéquat
1. Il doit provenir de végétaux
Dans la nature, tout ce qui sert de paillis provient des végétaux. Ce sont toujours les tissus morts des végétaux qui forment des paillis. Regardez les feuilles des arbres dans le bois ou les herbes mortes des prairies sauvages.
2. Il doit ressembler le plus possible aux végétaux sur lesquels vous l’appliquez
Que retrouve-t-on comme paillis dans une forêt d’érables? Dans une forêt de conifères? Dans une prairie sauvage? Si on suit la logique environnementale, est-il sensé d’appliquer un paillis de conifère sur des plantes herbacées?
3. Il doit se décomposer rapidement
Dans la nature, ce qui compose le paillis devient par la suite la nourriture des plantes. Les paillis utilisés doivent donc se décomposer suffisamment rapidement pour permettre aux végétaux de s’autofertiliser, à moins de tenir absolument à acheter des engrais concentrés et du compost, coûteux en argent comme pour l’environnement.
4. Il doit être disponible
Encore une fois, par souci environnemental et d’économie, il serait préférable que le paillis utilisé se trouve facilement et en quantité suffisante sans avoir besoin de transport sur de grandes distances. Il doit se trouver en quantité suffisante pour approvisionner tous ceux et celles qui en ont besoin.
5. Il doit être peu coûteux
Qui souhaite investir une fortune dans ses plates-bandes et son jardin, quand il existe un moyen de faire autrement? Comme le paillis utilisé doit se décomposer rapidement pour assurer une autofertilisation, s’il faut qu’il soit coûteux, ce ne sera pas à la portée de tous, d’autant plus que les paillis coûteux sont justement ceux qui sont les moins disponibles.
6. Il doit être fait de matériaux non ou peu décomposés, pas trop grossiers et qui restent aérés
Pour éviter que les semences de plantes indésirables emprisonnées dans le paillis ne germent, il faut que les matériaux constituant le paillis puissent s’assécher entre les pluies. Voilà pourquoi ce dernier doit impérativement demeurer aéré.
En revanche, si les matières qui composent le paillis sont trop grossières, l’aération sera trop grande et le sol s’asséchera. De plus, ce type de paillis grossier sera moins stable face au vent. Cela vous obligera à mettre une couche de paillis trop épaisse et apportera d’autres problèmes.[1]
[1] Enfin, si les matériaux utilisés sont à un stade de décomposition trop avancé, le paillis ne jouera plus un rôle de protection, mais deviendra, comme cela se passe dans la nature, une couche nutritive et, par voie de conséquence, un excellent milieu de germination. D’ailleurs, il risque d’y avoir du gaspillage de matière organique, puisque cette dernière, devenue ce qu’on appelle de l’humus et se trouvant à la surface, s’envolera au moindre coup de vent ou lors d’une bonne pluie.
Photo: Émilie Lapierre Pintal, 2024.
Méthode
- Répartissez le paillage le plus régulièrement possible à la surface du sol.
- Veillez à ce que la couche de paillage ne soit pas trop épaisse au risque d’asphyxier le sol et de favoriser le développement des moisissures. Mais la couche ne doit pas être trop mince non plus, afin de ne laisser aucune chance aux adventices de lever. Selon les plantes, la couche sera de quatre à dix centimètres.
- Dégager le collet de quelques centimètres, pour assurer une bonne ventilation et éviter la pourriture de même que les maladies. En effet, le collet est une zone sensible où les racines se rejoignent avec la tige, et une trop grande humidité ou une mauvaise circulation d’air peuvent causer des problèmes.
- Ne pas pailler les cultures qui n’apprécient pas l’humidité – comme l’ail, l’oignon et l’échalote.
- Si vous utilisez un paillis organique, assurez-vous qu’il est bien décomposé pour éviter de créer une faim d’azote (comme avec le BRF).
À surveiller
- Risque de pourriture :
Le paillis, même s’il est bien aéré, peut créer un environnement humide autour du collet, ce qui encourage la croissance de champignons et de bactéries qui peuvent entraîner la pourriture du collet et la mort de la plante. - Mauvaise circulation d’air :
La couverture du collet avec du paillis peut empêcher la circulation d’air, ce qui peut également favoriser la pourriture. - Difficulté d’émergence des jeunes pousses :
Si le paillis est trop près du collet, il peut empêcher les nouvelles pousses d’émerger. - Parasites :
Le paillis peut aussi abriter des limaces et d’autres parasites qui pourraient être attirés par le collet.
Type de paillis
Paillis légers qui enrichissent le sol :
- Feuilles d’automne déchiquetées (abondantes et gratuites : peuvent être utilisées sur les cultures de plantes herbacées, car l’apport carbone/azote est relativement équilibré);
- Compost;
- Écales de sarrasin;
- Rognures de gazon (mélangées avec un autre matériel, sinon elles deviennent trop compactes).
Paillis moins nutritifs (mais toutefois efficaces pour maintenir le sol plus humide tout en empêchant la germination des graines des adventices) :
- Paillis forestier (bien décomposé);
- Paille (il faut en mettre plus épais: au moins 15 cm);
- Papier déchiqueté (sans encre);
- Sciure de bois dur, etc.
Paillage d’hiver
Avantages
- Isole les racines
- Limite l’érosion
- Préserve l’humidité : même en hiver, le vent et le froid peuvent assécher les sols.
- Nourrit le sol : sa décomposition enrichit le sol en nutriments, ce qui est bénéfique pour la reprise au printemps. (Ne pas pailler sur un sol gelé : cela peut freiner la décomposition.)
- Abrite, protège les microorganismes du sol et en augmente la biodiversité. En effet, il favorise la survie et le développement d’une faune diversifiée au sol, incluant les vers de terre, les collemboles et les autres organismes qui participent à sa décomposition et à son amélioration.
RÉFÉRENCES
Ozaé Graviers Déco – Guide Complet sur le Paillage : Avantages et Utilisations dans Votre Jardin. https://ozae-graviersdeco.com/guide-sur-le-paillage-dans-votre-jardin
Jardiner Autrement – Les effets du paillage au jardin. https://www.jardiner-autrement.fr/les-effets-du-paillage-au-jardin
COMPO. De belles plantes, tout simplement. – Pailler : voici comment procéder. https://www.compo.be/fr/conseil/entretien-des-plantes/jardin/entretien-du-jardin/mulch#al-21-pailler–voici-comment-proc-der
Le musée-jardin Bourdelle. www.musee-jardin-bourdelle.fr
Mendi – Paillage en hiver : les techniques simples pour protéger vos plantes et sols. https://www.mendiburu.eu/post/paillage-en-hiver-les-techniques-simples-pour-proteger-vos-plantes-et-sols
aujardin.info – Comment pailler le sol en hiver ?. https://www.aujardin.info/fiches/paillage-hiver-pourquoi-comment.php
Jardinier paresseux – Comment utiliser du paillis dans un potager? https://jardinierparesseux.com/2025/06/04/comment-utiliser-du-paillis-dans-un-potager/
Terra – Le paillage en hiver au potager : avantages et inconvénients. https://terra-potager.com/le-paillage-du-potager-en-hiver-avantages-et-inconvenients/
Types de paillis selon les caractéristiques environnementales
Tiré du site du Jardinier paresseux: https://jardinierparesseux.com/2024/07/24/paillage-adequat-qu-est-ce-que-ca-signifie/
Note: L’analyse est faite en fonction d’une utilisation du paillis sur les végétaux les plus couramment utilisés dans nos aménagements paysagers et nos jardins potagers, à savoir des plantes herbacées.
Des espèces en voie de disparition
Les pollinisateurs, ces créatures fantastiques qui assurent la survie de nos écosystèmes, sont aujourd’hui menacées par :
- l’agriculture intensive;
- l’utilisation de pesticides;
- la destruction de leurs habitats naturels (70 % des abeilles sauvages nichent dans le sol) et de leur nourriture;
- la pollution et le changement climatique.
En effet, en jardinant écologiquement et en favorisant la biodiversité, vous devenez acteur ou actrice de changement. Vous contribuez à la préservation de la biodiversité locale et au maintien des équilibres naturels, vous soutenez les pollinisateurs indigènes, tout en augmentant la résilience de votre milieu de vie et en planifiant le potager du futur…
Particulièrement sensibles aux changements environnementaux et à la pollution, les papillons ne s’établissent que dans des milieux sains et équilibrés.
La pollinisation
La pollinisation est le transport des grains de pollen entre les organes de reproduction mâle appelés étamines vers les pistils (organes femelles) des fleurs.
Certaines plantes ont des étamines et des pistils sur la même fleur, laquelle est alors unisexe. Les fleurs unisexes peuvent s’autopolliniser, signifiant que le transport du pollen a lieu à l’intérieur des fleurs.
Comme beaucoup de plantes ont des fleurs qui ne sont pas unisexes, ce transport peut se faire de différentes façons : par le vent, l’eau ou les animaux (les oiseaux, les chauves-souris, etc…). Chez les plantes à fleurs, la pollinisation est principalement assurée par les insectes!
L’entomogamie, ou pollinisation par les insectes, concerne 90 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde (Chiffre issu du rapport IPBES sur la pollinisation, 2016).
Les pollinisateurs tels que les papillons et les abeilles se nourrissent grâce au nectar et au pollen. Les fleurs sont à leur tour pollinisées, favorisant ainsi la production de légumes et de fruits.
Les bourdons sont capables de tolérer des niveaux de luminosité plus faibles et des températures plus froides que de nombreuses autres abeilles, ce qui leur permet de voler plus longtemps au cours d’une même journée et de mieux survivre dans les environnements de haute altitude. Ces excellents pollinisateurs sont également capables d’effectuer une « pollinisation vibratile » consistant à saisir une fleur avec leurs mâchoires et de faire vibrer tout leur corps pour en déloger le pollen. Beaucoup de plantes, comme les fleurs sauvages, les tomates, les poivrons et les canneberges bénéficient grandement de la pollinisation vibratile!
Si la pollinisation par les abeilles est la plus connue, d’autres insectes assurent également cette fonction dont les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes, etc.), les diptères (mouches, moustiques, moucherons, etc.), les coléoptères (scarabées, coccinelles, hannetons, etc.) ou encore les lépidoptères (papillons de jour et de nuit).
Conseils
- Laissez les feuilles au sol en automne afin de fournir un abri protecteur.
- Ne pas couper les fleurs dans le jardin pour qu’elles servent de mangeoire naturelle aux oiseaux en automne et en hiver.
- Cultivez des plantes nectarifères dans le potager ou en bordure.
- Diversifiez les végétaux afin d’assurer les floraisons échelonnées sur toute la saison.
- Évitez les fleurs doubles ou triples car le nectar et le pollen sont moins accessibles aux pollinisateurs.
- Plantez quelques fleurs en pots pour la culture sur votre patio ou votre balcon.
- Laissez fleurir les fines herbes fort prisées des insectes.
Conditions favorables
- Appréciation des insectes qui fournissent des services tels que la pollinisation, la lutte contre les parasites et la décomposition des déchets.
- Plantation d’une variété de formes de fleurs (parce que les abeilles ont des longueurs de langue différentes), de couleurs et de tailles pour attirer diverses espèces :
- Les abeilles ont une bonne vision des couleurs et aiment le bleu, le violet, le blanc et le jaune mais les papillons et les colibris sont particulièrement attirés par le rouge. Ceux-ci apprécient les couleurs vives et/ou les fleurs tubulaires telles que la lobélie cardinale, l’iris versicolore, la monarde, l’ancolie du Canada, l’eupatoire maculée et l’impatiente du Cap, ou des plantes annuelles telles que le bégonia, le cosmos, le géranium, le pétunia, le zinnia et la capucine; ils se nourriront par la même occasion d’insectes néfastes….
- Disposition regroupée et non dispersée.
- Plantation de tournesols (servant de balises aux pollinisateurs) et de fleurs sauvages indigènes et de plantes spécifiques à votre écorégion car les pollinisateurs ont évolué pour dépendre de plantes et d’espèces indigènes dans leurs régions spécifiques. En effet, celles-ci leur procurent un pollen abondant, un nectar plus nutritif et un abri qui leur convient spécifiquement.
- Réduction de l’éclairage extérieur la nuit : de nombreux insectes et oiseaux sont très sensibles à la lumière artificielle qui peut perturber leur navigation, leur reproduction et leur capacité à trouver de la nourriture.
Quelques plantes aimées des pollinisateurs
Les vivaces
Achillée millefeuille
1. Achillée millefeuille : elle fleurit abondamment
2. Agastache fenouil : facile à cultiver et très florifère, cette vivace indigène fait le délice des papillons à la fin de l’été
3. Ancolie Du Canada : appréciée des abeilles et des oiseaux-mouches
4. Asclépiade : attire papillons et oiseaux-mouches
5. Aster de Nouvelle-Angleterre : précieuse pour les abeilles et les papillons, l’aster fleurit d’août à octobre
Coréopsis
6. Coréopsis
7. Échinacée
8. Eupatoire maculée : elle produit des fleurs au nectar sucré, du milieu de l’été jusqu’en automne
9. Hémérocalle
10. Heuchère
11. Hosta
12. Lobélie du cardinal
13. Lupin
14. Monarde
15. Oenothère
16. Phlox
Pied-d’alouette
17. Pied d’alouette
18. Rudbeckie : tolérante à la chaleur et à la sécheresse, elle fleurit de façon prolongée, peu importe les conditions
19. Sauge
20. Sceau de Salomon
21. Sédum d’automne : il fleurit jusqu’au premier gel
22. Verge d’or : espèce menacée au Québec et protégée depuis 1995
Les annuelles
Cosmos
1. Capucines
2. Cosmos
Lantana
3. Lantana
4. Soucis
Zinnia
5. Zinnia
6. Tournesol
Les arbres et arbustes
Amélanchier du Canada
1. Amélanchier du Canada
2. Chèvrefeuille
3. Cornouiller
Sureau
4. Gadelier doré
5. Rhododendron
6. Sureau
Viorne
7. Viorne
8. Weigelas : irrésistibles pour les pollinisateurs, en particulier les colibris et les papillons ! Ces derniers sont naturellement attirés par leurs fleurs tubulaires.
Les fines herbes
Plusieurs fines herbes comme l’aneth, la ciboulette, la coriandre, le fenouil, la lavande, la mélisse, la menthe, l’origan, le persil, la sauge et le thym attirent les pollinisateurs et d’autres insectes bénéfiques. Certaines servent également de plantes hôtes pour les papillons.
RÉFÉRENCES
www.promixgardening.com – 20 plantes qui attirent les insectes pollinisateurs. https://www.promixgardening.com/fr/conseils/plantes-qui-attirent-insectes-pollinisateurs-10
Astuces Jardinage – Les Meilleures Fleurs à Planter pour Attirer et Nourrir les Papillons : Guide Complet pour un Jardin Vibrant. https://astucesjardinage.purlfect.com/index.php/2025/05/15/les-meilleures-fleurs-a-planter-pour-attirer-et-nourrir-les-papillons-guide-complet-pour-un-jardin-vibrant
espacepourlavie.ca Montréal – Attirer les pollinisateurs au potager. https://m.espacepourlavie.ca/attirer-les-pollinisateurs-au-potager
Jardinier paresseux – Plus de 100 fleurs qui attirent les colibris. https://jardinierparesseux.com/2018/04/30/140-fleurs-pour-attirer-les-colibris
Jardinier paresseux – Cinq fleurs incontournables pour attirer les colibris. https://jardinierparesseux.com/2022/07/16/cinq-fleurs-incontournables-pour-attirer-les-colibris
Culture de quelques annuelles et vivaces attirant les insectes pollinisateurs ou les papillons
| Nom commun | Plante indigène du Québec | Vivace (V) ou annuelle (A) | Culture en contenants possible |
|---|---|---|---|
| Achillée millefeuille | V | ||
| Agastache fenouil | V | ✔︎ | |
| Alysse odorante ou alysson maritime | A | ✔︎ | |
| Ancolie du Canada | ✔︎ | V | ✔︎ |
| Aster de Nouvelle-Angleterre | ✔︎ | V | |
| Bourrache officinale | A | ✔︎ | |
| Capucines | A | ✔︎ | |
| Coréopsis grandiflore | A | ||
| Cosmos à grandes fleurs ou cosmos bipenné | A | ||
| Échinacée pourpre | V | ||
| Héliotrope du Pérou | A | ✔︎ | |
| Liatride à épis et Liatride à style ligulé | V | ||
| Monarde fistuleuse | ✔︎ | V | |
| Orpin d’automne ou sédum d’automne | V | ✔︎ | |
| Pentas lancéolé | A | ✔︎ | |
| Rudbeckie hérissée | V | ✔︎ | |
| Sauge | A | ✔︎ | |
| Tagète à feuilles ténues | A | ✔︎ | |
| Verge d’or toujours verte | ✔︎ | V | ✔︎ |
| Zinnia élégant | A | ✔︎ |
Note: Comme il est difficile d’hiverner une plante vivace en contenant, on la cultive généralement comme une plante annuelle.
SOURCES DU TABLEAU
espacepourlavie.ca Montréal – Attirer les pollinisateurs au potager. https://m.espacepourlavie.ca/attirer-les-pollinisateurs-au-potager
espacepourlavie.ca Montréal – Mon jardin Espace pour la vie. https://m.espacepourlavie.ca/mon-jardin-espace-pour-la-vie
www.promixgardening.com – 20 plantes qui attirent les insectes pollinisateurs. https://www.promixgardening.com/fr/conseils/plantes-qui-attirent-insectes-pollinisateurs-10
Office français de la biodiversité – Les pollinisateurs. https://www.ofb.gouv.fr/les-pollinisateurs
davidsuzuki.org – Comment attirer les pollinisateurs. https://fr.davidsuzuki.org/mode-de-vie/comment-attirer-les-pollinisateurs/
Centre des sciences de Montréal – Qu’est-ce qu’un pollinisateur? https://www.centredessciencesdemontreal.com/blogue/qu-est-ce-qu-un-pollinisateur
Ville de Québec – Jardins de biodiversité. https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/environnement/milieux-naturels/jardins-biodiversite.aspx
Le souci : bouclier fleuri qui nettoie la terre
Le souci, Calendula officinalis est d’une aide efficace pour le jardinier. En effet, ses racines sécrètent des composés qui inhibent la croissance de certains champignons et nématodes (vers microscopiques qui attaquent les racines des légumes) du sol . En les tenant à distance, le souci assainit le sol en douceur.
Il attire aussi les insectes pollinisateurs, notamment les syrphes, dont les larves dévorent les pucerons comme des bonbons. Autre atout : il fleurit longtemps, parfois jusqu’aux gelées, et ne craint ni les sols pauvres, ni les oublis d’arrosage. À mettre en bordure des planches ou entre deux rangées de culture.
La phacélie : couvre-sol qui restructure la terre
Souvent utilisée comme engrais vert, son système racinaire puissant aère le sol, le rend plus meuble, plus vivant, et limite l’érosion sur les parcelles mises à nu. En se décomposant, ses tiges riches en azote enrichissent la terre.
De plus, la phacélie attire les abeilles, les bourdons, et toute une cohorte d’auxiliaires pollinisateurs.
Elle pousse très vite, même dans des sols difficiles, et supprime naturellement les mauvaises herbes en les étouffant sous son feuillage dense. En la fauchant juste avant floraison, on maximise son effet fertilisant.
La capucine : plante-piège gourmande
Elle attire irrésistiblement les parasites qui, pensant avoir trouvé un festin, laissent en paix vos légumes. Ce qui permet de les repérer et de les contrôler.
De plus, elle offre une ombre bienvenue aux sols trop secs, en limitant l’évaporation. Ses racines peu exigeantes en font, en partie, une amie de presque toutes les plantes potagères.
Enfin, tout se mange dans cette plante utile : les feuilles, les fleurs et les graines !
L’œillet d’Inde (Tagetes patula) : garde du corps efficace
Il agit à la fois sur les insectes nuisibles et sur les parasites du sol car ses racines libèrent des substances toxiques pour certains nématodes, ce qui protège efficacement les tomates, les aubergines, les poivrons et autres légumes sensibles.
En surface, son odeur forte et piquante fait fuir mouches blanches (aleurodes) et même les pucerons.
RÉFÉRENCES
France Ouest, Pause Maison – Ces 4 fleurs modifient le sol et protègent vos légumes naturellement : voici celles à planter en mai. https://foodies1st.com/post/1982/aliments-qui-ne-doivent-pas-etre-conserves-au-refrigerateur?
La livèche est une plante herbacée utilisée comme condiment depuis des siècles. Ses feuilles ont l’apparence et le goût du céleri, mais en plus prononcé. La plante elle-même ressemble à un céleri géant, on la surnomme d’ailleurs le « céleri perpétuel ». Dans mon jardin, elle atteint facilement 4 pieds de hauteur en plein été.
Utilisations
On utilise généralement les feuilles pour aromatiser les plats, mais pratiquement toute la plante est comestible. Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées aux salades. Les feuilles matures agrémentent les soupes, mijotés, marinades, bouillons et sautés. J’en ajoute toujours quelques-unes dans mes herbes salées et j’en sèche aussi une petite quantité pour l’hiver.
Les tiges sont beaucoup plus coriaces que celles du céleri. On doit les consommer très jeunes, hachées ou confites, mais la seule utilisation culinaire des tiges matures est celle de paille dans un « Bloody Mary ».
Les graines sont utilisées dans la préparation du « sel de céleri » et en pâtisserie. Je n’ai malheureusement pas d’expérience avec celles-ci. Chaque fois que j’ai laissé pousser les fleurs dans l’espoir de récolter les graines, elles ont été envahies par les pucerons et les fourmis. Je coupe maintenant les tiges florales dès leur apparition, ce qui a l’avantage de réduire la hauteur du plant.
La racine est également comestible, mais son goût est très prononcé et sa texture est fibreuse. On peut s’en servir comme légume, mais il est préférable de la hacher finement ou de la râper avant de l’ajouter à une soupe ou un mijoté. Elle peut également servir à aromatiser un bouillon de légume.
Photo: Catherine Levesque
Photo: Catherine Levesque
Culture
La livèche est vivace et extrêmement facile à cultiver. Elle pousse à vue d’œil, tolère les sols pauvres et l’ombre partielle et, une fois bien implantée, ne nécessite pas d’arrosage. On peut la semer directement mais on devra attendre l’année suivante avant de pouvoir faire une récolte. On peut facilement trouver des plants en jardinerie ou attendre qu’un jardinier vous offre une partie de son plant après l’avoir séparé. La livèche grossit rapidement et, dans de bonnes conditions, le plant devra être séparé aux deux ans. Mon plant devra d’ailleurs être séparé l’année prochaine, avis aux intéressés! On peut la planter à l’ombre ou dans un sol pauvre pour ralentir sa croissance, mais je n’ai jamais trouvé d’endroit où elle refuse de pousser.
Photo: Catherine Levesque
RÉFÉRENCES
Wikipédia – Livèche. https://fr.wikipedia.org/wiki/Livèche
Culture
Ce petit buisson pousse très bien au Québec et se ressème facilement (mon compost me fournit de nouveaux plants chaque année). Sa culture est similaire à celle de la tomate, mais elle demande beaucoup moins d’espace et d’entretien. On démarre les semis en avril et on met en pleine terre en juin, comme pour les tomates. Les plants matures atteignent environ 2 pieds de haut et forment un petit buisson qui se couvrira de minuscules fleurs blanches. Dans mon jardin, son seul ennemi connu est l’altise qui raffole de ses jeunes feuilles et peut être un danger pour les jeunes plants. Cependant, une fois le plant bien établi, même les altises ne réussiront pas à ralentir sa production.
La récolte se fait de la fin de l’été jusqu’aux premiers gels. On peut cueillir les fruits lorsqu’ils sont complètement noirs et mats, mais il faut cependant faire attention car ils sont fragiles. Les fruits mûrs sont la seule partie comestible de la plante.
Utilisations
Soyons honnête, la morelle noire n’est pas un fruit très sucré ni goûteux. La manger crûe n’a aucun intérêt, mais elle trouve facilement sa place en cuisine. Je l’utilise dans les crêpes, gâteaux et muffins pour simuler les bleuets et on peut en faire de bonnes confitures ou sirops, à condition de ne pas lésiner sur le sucre. Elle est extrêmement colorée : quelques fruits suffisent à colorer une boisson, un gâteau ou une sauce.
Les fruits se congèlent très bien. Comme pour les autres petits fruits, il est préférable de les étendre sur une plaque avant de les congeler. On pourra, par la suite, les transférer dans un sac fermé hermétiquement et en profiter tout l’hiver.
REFERENCES
Jardinier paresseux – Bleuet de jardin ou morelle noire? https://jardinierparesseux.com/2019/04/28/bleuet-de-jardin-ou-morelle-noire/
Wikipedia – Luther Burbank. https://fr.wikipedia.org/wiki/Luther_Burbank
Wikipedia – Solanum retroflexum. https://fr.wikipedia.org/wiki/Solanum_retroflexum
Photo: Wikipedia commons, Hugo.arg.
Larry nous a transmis une méthode pour savoir si une plante est une bonne ou une mauvaise herbe. Il suffit de tirer sur la tige : si elle s’arrache facilement, c’était une bonne herbe (zut, on l’a arrachée !). Si on doit prendre une grue pour le faire, si elle résiste, c’est une mauvaise herbe (zut pour le lumbago !). Toutefois ces mauvaises herbes sont souvent peu difficiles quant aux conditions de culture et elles ont une production abondante… pourvu que celle-ci nous intéresse.
Le chénopode blanc, traditionnellement surnommée chou-gras, est une de ces délicieuses mauvaises herbes annuelles qui s’invite souvent dans nos jardins. C’est une verdure dont on consomme les feuilles et qui nous a donné l’expression : « Ne pas jeter ses choux gras » signifiant ne pas gaspiller quelque chose qui a de la valeur.
Il est originaire d’Eurasie et d’Afrique. On a trouvé des semences de chénopode blanc sur des sites de villages préhistoriques datant de plusieurs milliers d’années en Europe : preuve qu’on appréciait alors ses qualités nutritives. Plus récemment, le chénopode a vraisemblablement été introduit en Amérique du nord par les colons français et britanniques au 17e siècle, mélangé aux semences de plantes utilitaires comme le blé et l’orge. Il est maintenant présent d’un bout à l’autre du Canada et, de l’Alaska jusqu’à la Patagonie.
Il pousse dans les milieux ensoleillés, sur des terrains ayant été retournés et bien garnis en azote, quoi qu’il ne soit pas très difficile à ce niveau. Il peut atteindre 1 mètre de hauteur et ses tiges sont très ramifiées. Les feuilles terminales semblent souvent saupoudrées de « farine » blanche, ce qui lui a donné son nom. Ces jeunes feuilles deviennent vertes pour céder leur « farine » aux nouvelles feuilles poussant au-dessus d’elles. Elles sont en forme de patte d’oie, d’où le nom : chéno = oie et podium = pied. Le chénopode est de la même famille que la betterave et la bette-à-carde dont la forme des feuilles est semblable.
Un seul plant peut produire jusqu’à 150 000 semences ; ne le laissez donc pas fleurir (de mai à octobre). Aujourd’hui, contrairement à nos ancêtres, ce sont les feuilles qu’il nous intéresse de consommer et elles sont meilleures avant la floraison. Elles ont un goût de verdure que l’on pourrait qualifier de riche, le terme gras étant un peu exagéré. Le chénopode blanc est une source très intéressante d’acides gras, de fibres, de minéraux et de vitamines.
Les feuilles peuvent être consommées légèrement cuites comme des épinards, en verdure dans une soupe printanière et dans une omelette mais elles sont aussi excellentes utilisées crues comme de la laitue dans une salade ou en garniture dans un sandwich. De plus, comme le chénopode aime côtoyer les ingrédients gras, je vous laisse sur une recette de crème de chénopode qui, j’en suis certain, fera que vous ne jetterez plus jamais vos choux-gras !
Photo: Wikipedia commons, Harry Rose.
RÉFÉRENCES
Lavoie, Claude (2019), 50 plantes envahissantes : protéger la nature et l’agriculture, Les Publications du Québec, ISBN 978-2-551-26392-9.
Musée canadien de la nature – Chénopode blanc ou Chou gras. https://ici.radio-canada.ca/regions/greg/fichiers/2008/11/28/20081128chouxgras.pdf
Crème de chénopode
Recette tirée de : Adam F. Szczawinski, Nancy J. Turner (1978), « Mauvaises herbes comestibles de nos jardins » dans Plantes sauvages comestibles du Canada, Vol. 1, Musée national des Sciences naturelles.
Ingrédients
- 4 tasses feuilles fraîches de chénopode blanc, lavées
- ¼ tasse oignon, haché
- ¼ tasse céleri, haché
- 2 tasses eau
- ½ c. à thé sel
- 3 c. à soupe beurre ou de margarine
- 3 c. à soupe farine
- 2 ½ tasse crème ou de lait entier
- Sel et poivre, au goût
Instructions
- Mettez les feuilles de chénopode dans une poêle avec l’oignon et le céleri. Ajoutez l’eau et le sel. Amenez à ébullition, baissez le feu et laissez mijoter jusqu’à consistance tendre (de 5 à 10 minutes).
- Passez au mélangeur et réservez.
- Faites fondre le beurre ou la margarine dans une poêle.
- Incorporez-y la farine et laissez bouillir quelques minutes.
- Ajoutez lentement la crème ou le lait et mélangez jusqu’à consistance épaisse et onctueuse.
- Ajoutez la purée de chénopode, les assaisonnements et mêlez bien.
- Servez chaud avec des biscottes ou des croûtons. Donne 4 portions.
Une bonne partie des photos présentées dans ce journal ont étés «croquées» sur le vif par les jardiniers et jardinières du jardin. Leurs noms sont crédités sous les images. Les autres images utilisées proviennent de banques d’images dans le domaine public telles que Pixabay et Wikipédia Commons.




































