Mots du comité exécutif et du comité administratif
Vie de l’étang
Bonjour, belle communauté du jardin!
En cette fin du mois de juillet, l’étang se porte bien. La cascade coule et de nouveaux nymphéas ont prit place. Le déplacement de la petite famille de rats musqués ayant enfin fonctionné, nous devrions réussir à recréer un vrai tableau de Monet.
Beaucoup d’enfants du quartier découvrent, encore cet été, la vie foisonnante qui se cache sous l’eau de l’étang. L’heure n’est pas encore aux bilans, mais la magie de la joujouthèque opère!
Vous nous avez peut-être aperçus un matin, assis sur nos 3 tapis ronds, en train d’échanger avec un groupe de jeunes? Notre activité débute toujours ainsi : prendre le temps de se déposer, de se questionner et de partager nos émotions du moment. Une première partie préparatoire pour ensuite se fondre dans l’univers de l’étang. Discussions et créations toujours présentes, de différentes façons, à la saveur du projet de Poésie Nomade.
Plus concrètement, pour les curieux(euses) de nature, voici un échantillon de la vie observée sous l’eau : notonectes, ranatres, puces d’eau géantes, crapauds et grenouilles des bois léopards ainsi que des vertes (de même que leurs têtards), sangsues, escargots d’eau douce, larves de libellules et d’autres insectes, vers plats, patineuses et tellement d’autres encore!
Vous n’allez pas (ou rarement) dans une forêt lointaine pour recharger vos batteries? Un moment de simple contemplation à l’étang vous emplira de bien-être.
Marie-Pierre Lajoie
Responsable du comité étang
Un choix de légumineuses anciennes
On doit aux peuples des Premières Nations de nous avoir transmis autant de variétés de haricots, qu’ils ont patiemment sélectionnées depuis plusieurs centaines d’années. Je vous en présente trois qui sont parvenues à nous rejoindre pour être sauvées de l’oubli.
La première a été nommée Iethinesthenha’ohontsia osahe:ta et était cultivée par les Mohawks de Kahnawake, selon la méthode des trois sœurs. Elle consiste à semer du maïs, des courges et des haricots grimpants sur la même plate-bande, pour profiter de l’entraide qu’elles s’apportent entre elles. Les tiges de maïs servent de tuteurs aux haricots, qui enrichissent le sol d’azote (légumineuses), pendant que les grandes feuilles de courges retiennent l’humidité et réduisent la croissance des « mauvaises herbes ». Les sœurs s’entendent à plus d’un titre. Leurs systèmes racinaires, exploitant différents étages dans le sol, se complètent sans se nuire. Au niveau nutritionnel, elles assurent une alimentation de qualité en fournissant tous les acides aminés essentiels à la santé humaine lorsqu’elles sont cuisinées ensemble. Les Mohawks laissaient sécher les haricots sur les plants et les récoltaient à l’automne pour servir de réserve à la mauvaise saison.
Le second haricot se nomme « Goose Gullet ». L’histoire moderne de ce haricot (en français « gosier d’oie ») commence en Acadie, vers 1755, alors que ses habitant(e)s sont déporté(e)s aux quatre coins des Amériques par la couronne britannique, après la défaite française. Les Acadiens parlent encore de cette époque comme étant celle du Grand Dérangement.
Selon la légende, ce sont des prisonniers acadiens sur un bateau anglais qui se seraient rebellés et dont le navire aurait échoué sur la côte de ce qui est devenu depuis le comté de Clare, en Nouvelle Écosse. Après s’être cachés dans les bois, ils auraient survécu avec l’aide des Mi’kmaqs des Maritimes. C’est lors d’une chasse sur les battures que l’un des rescapés aurait trouvé des semences de haricots dans… le gosier d’une oie.
Bien qu’encore largement cultivé dans cette région par les descendants acadiens, on peut toutefois penser qu’une quantité de grains aurait probablement été conservée par les Mi’kmaqs pour leur réserve d’hiver. Les semences ont pu être dérobées près d’un de leurs camps par le fameux palmipède migrateur, car cette variété buissonnante devait lui être assez peu accessible.
La troisième variété vient de la Première Nation Cherokee : le haricot « Trail of tears » (Nunna daul Isunyi). C’est au XIXe siècle que des milliers de Cherokees ont été chassé(e)s de leurs terres ancestrales à l’est du Mississippi puis déporté(e)s vers l’ouest, et ont parcouru des milliers de kilomètres à pied. Beaucoup sont morts en chemin, de froid et de faim. Malgré leur départ précipité, ils ont réussi à apporter avec eux cette variété à grains noirs qu’ils cultivaient depuis des générations. C’est à la suite de cette douloureuse déportation qu’ils ont baptisé cette variété « la piste des larmes ».
Passons maintenant par l’Europe pour présenter le pois St-Hubert qui, de français, devint américain au fil du temps.
Cette variété nous vient de l’Europe et aurait été nommée d’après Hubert, seigneur belge né en 657. Celui-ci, grand chasseur devant l’éternel, parti traquer le cerf un Vendredi saint, ce qui était formellement interdit par l’Église chrétienne en ce temps-là. Mais comme c’était aussi un temps où les miracles étaient quotidiens, notre roi rencontra un cerf un peu spécial : une bête blanche avec une croix lumineuse entre ses bois et à la langue si bien pendue qu’elle le fit radicalement changer de vie. Délaissant la chasse, il se fit évêque et finit canonisé comme saint patron de la chasse et des forêts, des bouchers, des mathématiciens (!?!), des opticiens (!?!), de la région des Ardennes, de la ville de Liège, et invoqué contre les insomnies et la rage. Alléluia !
On retrouve ensuite la trace du pois au XVe siècle, quand une recette de soupe de chasse devint populaire dans tout le pays. Elle utilisait un pois au goût délicieux, dirons-nous miraculeux, et qui fut nommé pois St-Hubert, en l’honneur de ce saint patron. Au siècle suivant, le pois traversa l’Atlantique pour prendre racine en Nouvelle-France, terre des coureurs des bois et, jusqu’à tout récemment, un petit futé vous le servait encore dans sa chaîne de restaurant avec du poulet. Crémeuse ou traditionnelle ?
Une cucurbitacée bonne pour la santé
C’est maintenant au tour d’une courge à l’histoire quelque peu grivoise : la courge à graines nues Lady Godiva. Nous passerons en même temps de la France à l’Angleterre. Rappelons, encore une fois, que l’histoire du Moyen-Âge est riche en légendes, dont il faut parfois relativiser la vraisemblance.
Alors, il était une fois, vers l’an de grâce 1050, un vilain comte Anglo-Saxon, seigneur de la ville de Coventry en Angleterre : Léofric de Mercie. Il serait un des rares Anglo-Saxons à avoir conservé des terres après la conquête normande. Léofric accablait ses administrés de taxes et d’impôts exorbitants, ce qui chagrinait fort son épouse, Lady Godiva. Elle insista si souvent auprès de son mari que celui-ci lui lança le défi suivant : il supprimerait ses redevances si Lady Godiva traversait, complètement nue, la ville de Conventry à cheval. La courageuse Dame releva le pari, revêtue seulement de ses longs cheveux. La légende veut que les habitants de la ville, reconnaissants, soient restés cloîtrés chez eux pendant son périple. Finalement, le comte tint parole et il supprima les impôts.
Réalité ou fiction ? Toujours est-il que, si les annales de Conventry ont révélé que les impôts des particuliers n’ont plus été perçus à partir de 1057, il n’y est aucunement mention de la traversée de la ville par sa châtelaine. C’est en l’honneur de cette femme que l’une des variétés à graines nues a reçu son nom.
Mais pourquoi sélectionne-t-on des variétés de courges pour cette caractéristique ? C’est dans les pays de l’Est que l’on a développé des courges dont les semences sont sans téguments (les enveloppes dures), ce qui facilite l’extraction de l’huile, dont les graines sont riches. Beaucoup de courges ont des téguments, qu’il faut cuire au four, pour s’en délecter. Cela en vaut la peine, car les semences de courges en général sont bonnes pour la prostate et riches en protéines, en plus d’être délicieuses.
Les douces solanacées
Vous aimez les tomates? En voici deux variétés ancestrales. Si vous pensez qu’une tomate Petit Moineau, ça ne doit pas être bien gros, eh bien, vous avez raison ! C’est une variété de la grosseur du bout d’un doigt ! C’est au début des années 50 que la variété est arrivée au Québec, en provenance du Mexique, terre d’origine de toutes les tomates. Elle a été propagée par Louise Chevrefils, de la région de Châteauguay, qui l’aurait obtenue de son oncle de retour du sud. Son nom proviendrait de ce que ses fruits rouges mûrissent avec le départ des oisillons du nid familial.
Sucrée, sa saveur intense semble concentrer tout le goût d’une tomate standard dans un fruit d’un diamètre de 5 à 10 millimètres. Elle compense toutefois sa petite taille par une grande quantité de fruits, portés par de multiples grappes de 7 fruits, sur un plant indéterminé de 1m40. Un avis est donné aux jardinier(ère)s de faire la cueillette avant que les enfants n’entrent en scène, car vous n’en rapporterez pas à la maison. Elle produit de juillet jusqu’aux premiers froids, si on la protège.
Passons à la tomate Mémé de Beauce. Voilà une autre variété ancestrale que l’on a sauvée de justesse. C’est pendant la rénovation d’une maison inhabitée depuis près de 60 ans qu’un certain M. Lessard de St-Joseph-de-Beauce a fait une découverte qui semblait anodine : une enveloppe blanche entre les planches d’un plafond.
Abandonnée depuis au moins 60 ans, l’enveloppe contenait 200 semences de tomates d’une variété inconnue. Curieux, mais non jardinier, M. Lessard confie l’enveloppe à Gérald Parent, alors très impliqué au sein de l’organisme Semencier du patrimoine du Canada. Selon les recherches que M. Parent a mené auprès du Ministère de l’Agriculture du Canada, il semble que cette variété était cultivée au Québec au début du XXe siècle. Elle disparaît par la suite, victime de sa tendance au fendillement, malgré son goût supérieur.
Comme on le sait, les semences de tomates restent rarement viables après une dizaine d’années mais, malgré le temps écoulé, trois semences ont germé au printemps suivant, sauvant ainsi la variété de l’oubli. Mais pourquoi l’avoir appelée Mémé, alors que l’on n’a aucune idée si une grand-mère était impliquée dans l’histoire de l’enveloppe cachée ?
Tout d’abord, il faut savoir que, comme certaines régions ont beaucoup de Tremblay, en Beauce il y a beaucoup de Lessard. Dans cette région survit une tradition particulière : les familles nombreuses ayant le même patronymes (ici les Lessard) se distinguent entre elles par l’ajout d’un petit diminutif, presque un surnom. Cette tomate provenant d’un Lessard de la Beauce, de la lignée des familles Mémé : elle a donc été baptisée Mémé de Beauce, car ce M. Lessard voulait garder un certain anonymat.
C’est une grosse tomate rouge dont la peau très mince se fendille à maturité ou lors de grands orages.
Elle compense son défaut de culture par un excellent goût et un format géant allant jusqu’à 1 kg (2 lbs). Le semencier Écoumène recommande la cueillette avant maturité ou avant une période de pluie abondante pour éviter ce problème. Selon la tradition, une tranche de cette tomate couvre sa tranche de pain !
Et voilà! J’espère avoir éveillé votre curiosité sur ces drôles de noms de légumes qui parsèment les catalogues semenciers francophones. Il y en a assurément d’autres qui me sont inconnus : faites-moi donc parvenir vos découvertes pour alimenter un prochain article…
Références
Lyne Bellemare, Terre Promise, L’art de produire ses propres semences, 635.0421 B439t
Potagers d’antan, 26 octobre 2019
François Couplan, Xavier Mathias, Faites pousser et dégustez vos protéines
https://fr.wikipedia.org/wiki/Godiva
https://fr.wikipedia.org/wiki/Leofric_de_Mercie
https://www.ecoumene.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_de_Liège
https://www.lesfruitsetlegumesfrais.com
Les légumes racines
Parmi les légumes les mieux adaptés à la conservation hivernale se trouvent les légumes racines, qui peuvent être entreposés de manière à conserver leur fraîcheur et leur qualité pendant des mois. Voici un aperçu des légumes racines qui se conservent le mieux, ainsi que des conseils pour leur culture et leur conservation.
1. Les carottes
Les carottes sont l’un des légumes racines les plus populaires et les plus faciles à conserver. Elles se conservent bien lorsqu’elles sont stockées dans un endroit frais et humide. Pour une conservation optimale, il est préférable de les enterrer dans du sable ou de les conserver dans des sacs perforés dans un réfrigérateur ou une cave fraîche. Les carottes peuvent rester comestibles pendant plusieurs mois, jusqu’à six mois, si elles sont stockées correctement.
Conseils de culture
Sol
Préparez un sol bien drainé, profond et meuble. Les carottes développent mieux dans des sols sans pierres et bien ameublis pour permettre aux racines de se former correctement.
Semis
Semez les graines directement en pleine terre au printemps, dès que le sol est praticable. Les carottes ont besoin d’une température du sol de 7 à 15°C pour germer.
Entretien
Maintenez le sol humide mais non détrempé. Éclaircissez les semis lorsque les plants mesurent environ 5 cm pour éviter la compétition entre les racines.
Récolte
Récoltez les carottes avant les premières gelées sévères. Les carottes peuvent rester en terre jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être récoltées, mais il est préférable de les retirer avant que le sol ne gèle.
2. Les betteraves
Les betteraves sont également excellentes pour la conservation hivernale. Elles se conservent bien dans un environnement frais et sombre. Pour entreposer les betteraves, il est recommandé de couper les feuilles à environ un pouce au-dessus de la racine et de les placer dans un bac rempli de sable ou de terre pour maintenir l’humidité. Elles peuvent se conserver jusqu’à quatre à six mois, si elles sont bien stockées.
Conseils de culture
Sol
Choisissez un sol profond, bien drainé et légèrement acide à neutre. Les betteraves préfèrent un pH de 6.0 à 7.0.
Semis
Semez les graines en pleine terre dès que le sol est praticable, à une profondeur de 1-2 cm. Espacer les rangs de 30-40 cm et les graines de 5-7 cm dans les rangs.
Entretien
Arrosez régulièrement pour maintenir le sol humide. Éclaircissez les plants pour éviter la surpopulation et favoriser un bon développement des racines.
Récolte
Récoltez les betteraves avant que le sol ne gèle, en les tirant délicatement. Les betteraves peuvent également rester en terre après les premières gelées si le sol ne gèle pas.
3. Les navets
Les navets, avec leur saveur douce et terreuse, sont également des légumes racines qui se conservent bien durant l’hiver. Comme pour les carottes et les betteraves, la conservation dans un endroit frais et humide est cruciale. Les navets peuvent être stockés dans un bac à légumes dans un réfrigérateur ou dans un contenant avec de la terre ou du sable dans un sous-sol frais. Ils se conservent généralement de trois à quatre mois.
Conseils de culture
Sol
Les navets préfèrent un sol bien drainé et fertile, riche en compost. Le sol doit être ameubli en profondeur pour permettre aux racines de se développer sans contraintes.
Semis
Semez les graines directement en pleine terre au printemps ou à la fin de l’été pour une récolte automnale. Les navets germent mieux à des températures entre 10 et 20°C.
Entretien
Maintenez le sol humide et éclaircissez les semis lorsque les plants sont jeunes pour permettre aux racines de se développer correctement.
Récolte
Récoltez les navets avant les premières gelées sévères. Les navets jeunes sont généralement plus tendres et savoureux.
4. Les panais
Le panais est un autre légume racine qui se conserve bien. Sa douceur augmente après les premières gelées, ce qui améliore sa saveur. Pour conserver les panais, il est conseillé de les récolter après les premières gelées et de les stocker dans un endroit frais et humide, comme une cave ou un réfrigérateur. Les panais peuvent se conserver de quatre à six mois, si les conditions sont idéales.
Conseils de culture
Sol
Le panais préfère un sol profond, meuble et bien drainé. Comme les carottes, le panais a besoin d’un sol sans pierres pour permettre le développement des racines.
Semis
Semez les graines en pleine terre au printemps ou à la fin de l’été. Les graines de panais mettent plus de temps à germer, environ 2 à 4 semaines.
Entretien
Maintenez le sol humide et veillez à ce que les plants ne soient pas envahis par les mauvaises herbes. Éclaircissez les semis pour éviter une trop grande densité.
Récolte
Récoltez les panais après les premières gelées pour améliorer leur douceur. Les panais peuvent être laissés en terre jusqu’à ce qu’ils soient nécessaires, mais il est préférable de les retirer avant que le sol ne gèle.
5. Les radis d’hiver
Contrairement aux radis de printemps, qui sont consommés rapidement, les radis d’hiver (comme les radis noirs ou les daïkon) peuvent se conserver assez longtemps. Ils doivent être entreposés dans un endroit frais, sec et sombre, et peuvent rester frais jusqu’à trois mois. Les radis d’hiver sont parfaits pour les salades ou les plats cuisinés durant l’hiver.
Conseils de culture
Sol
Les radis d’hiver préfèrent un sol léger et bien drainé. Ils peuvent tolérer des sols légèrement acides à neutres.
Semis
Semez les graines en pleine terre à la fin de l’été ou au début de l’automne pour une récolte d’hiver. Les radis d’hiver ont une meilleure saveur après une période de froid.
Entretien
Gardez le sol uniformément humide. Éclaircissez les plants pour permettre une bonne formation des racines.
Récolte
Récoltez les radis avant que le sol ne gèle. Ils sont généralement prêts à être récoltés 2 à 3 mois après le semis.
Quelques méthodes de conservation pour les légumes racines
Pour conserver ces légumes racines durant l’hiver, voici plus de détails sur quelques méthodes éprouvées.
Stockage en sable
Enfouir les légumes dans du sable (sec ou légèrement humide) dans des caisses est une méthode traditionnelle efficace pour maintenir l’humidité et éviter la déshydratation.
Stockage en réfrigérateur
Les légumes racines peuvent être stockés dans des sacs perforés dans le bac à légumes d’un réfrigérateur, ce qui est particulièrement utile pour les petites quantités.
Cave ou sous-sol
Une cave ou un sous-sol frais est idéal pour conserver les légumes racines sur le long terme, offrant des conditions stables et fraîches.
Références
Éco habitation. La conservation des fruits et légumes au Québec : https://www.ecohabitation.com/guides/3696/la-conservation-des-fruits-et-legumes-au-quebec/
Jardinage Québec. Conserver ses légumes en hiver à la maison : https://www.jardinage-quebec.com/videos/conservation-des-legumes-pour-hiver/#:~:text=Pour%20conserver%20les%20c%C3%A9leris%2Draves,cas%2C%20dans%20le%20noir%20total
Jardinier Paresseux. Des légumes, même en hiver! https://jardinierparesseux.com/2023/09/23/des-legumes-meme-en-hiver/
Khandjian, Sylvie (2011). Un potager pour tous. Éditions Caractères. 144p.
La ferme de Sainte-Marthe. Réussir la culture de la carotte : https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-de-la-carotte-p-6756#:~:text=Bien%20affiner%20la%20terre%2C%20arroser,pour%20maintenir%20le%20sol%20humide.
La ferme de Sainte-Marthe. Réussir la culture de la betterave : https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-de-la-betterave-p-6750
La ferme de Sainte-Marthe. Réussir la culture du navet : https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-du-navet-p-7733
La ferme de Sainte-Marthe. Réussir la culture du panais : https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-du-panais-p-13296
La ferme de Sainte-Marthe. Réussir la culture du radis : https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-des-radis-p-7694
Noovo Moi. Conseils de culture des navets : https://www.noovomoi.ca/style-et-maison/plantes-et-jardin/article.planter-navet.1.1471900.html#:~:text=Culture%20du%20navet%20au%20jardin&text=Une%20fois%20que%20tout%20risque,l’apparition%20des%20jeunes%20pousses.
Semences ancestrales Québec. Tout savoir sur la culture de la carotte : https://semencesancestrales.com/culture/tout-savoir-sur-la-culture-de-la-carotte/
Origines
Elle est originaire des hautes Andes péruviennes, où les Amérindiens la cultivaient depuis plus de 10 000 ans, apprenant progressivement à sélectionner les variétés les moins toxiques. Les Incas poussèrent leurs recherches en instituant des « stations d’acclimatation », sous la direction du grand Inca, pour faire pousser les « papas » du niveau de la mer jusqu’aux plateaux les plus frisquets. Les légumes étaient mis en culture le long de hautes falaises, sur des terrasses qui les accueillaient chaque année à un étage plus haut et toujours un peu plus frais. À la fin du processus, rendues tout en haut de la falaise, chaque variété était devenue plus résistante au froid et partait pour les villages d’altitude. Le grand Inca accomplissait ainsi la part du marché conclu avec son peuple, car en échange du droit de vie et de mort sur tous ses sujets, il avait obligation de les nourrir, de leur naissance à leur mort.
Voyages
Une fois « découvertes » par Christophe Colomb, on distribua les pommes de terre par toute l’Europe, où on les servit tout d’abord aux porcs, car on craignait leur filiation avec d’autres plantes toxiques de la même famille déjà présentes sur le Vieux Continent, comme la belladone, la fameuse herbe des sorcières.
C’est l’Allemagne qui a réussi la première à faire accepter la « kartoffel » à sa population, grâce à une astuce qui fut reprise, on le verra un peu plus loin, par la France. Pendant une des nombres guerres où s’affrontèrent ces deux pays, l’Allemagne fit prisonnier le pharmacologue Antoine Parmentier. Il observa de sa prison qu’un champ particulier était fortement gardé le jour, mais que la surveillance était très relâchée la nuit. Cela favorisait le « kidnapping » des légumes qui y poussaient, qui étaient, comme vous l’aurez deviné, les fameuses pommes de terre. Tout le monde y voyait des légumes des plus précieux, donc très désirables à faire pousser. C’est ainsi que la pomme de terre entra dans la gastronomie germanique.
Antoine Parmentier, observant ce manège, révéla après sa libération le stratagème au roi de France Louis XVI, dont le peuple vivait autant de disettes qu’en Allemagne. Le roi lui accorda carte blanche pour appliquer la méthode d’acceptation germanique de la patate. Et, là aussi, la méthode fonctionna. Le roi de France, fort content, récompensa Parmentier en lui permettant de baiser la reine, c’est-à-dire, bien sûr, de lui faire un baisemain, qu’alliez-vous penser là, esprits mal tournés ! Antoine Parmentier est aussi l’inventeur du hachis… parmentier, un mélange de pommes de terre et de bœuf haché. Il n’y manquait que du maïs et une couche de fromage gratiné pour le tourner en pâté chinois1.
Après la Révolution française, la pomme de terre fut déclarée « légume égalitaire », un symbole des temps nouveaux. C’est à cette époque que fut écrit le premier livre de recette écrit par une femme, Mme Mérigot, qui y décrit 31 recettes contenant des pommes de terre, sur les 42 que contenait le livre, soit « une pour chaque jour du mois », selon ses dires.
Pendant ce temps, la situation alimentaire était plus critique en Angleterre, où les aristocrates ont créé d’immenses champs de pommes de terre en Irlande, car « la pomme de terre américaine est un aliment pour les porcs, les pauvres et les catholiques, donc parfaites pour les Irlandais2 ». En ne plantant qu’une seule variété, les Britanniques créèrent une monoculture qui amena la famine et la mort de millions d’IrlandaiSEs, quand le mildiou entraina une chute de production de près de 40% en 1845.
Et la frite alors ?
Inventée en France, la frite a traversé l’Atlantique dans les bagages de l’ambassadeur américain Thomas Jefferson, alors en poste à Paris, avec un lot de tubercules qu’il cultiva à son retour sur les terres de son domaine de Monticello. Jefferson servait ses « French fries » à tous les convives importants qui venaient banqueter chez lui, faisant de lui le premier influenceur américain de l’histoire. La frite n’attendait alors qu’un compagnon de goût pour déferler sur les États-Unis. Et, enfin, elle rencontra une sauce ramenée par les marins de la Nouvelle-Angleterre de leurs longs voyages vers la Malaisie. La sauce (ké-tsiap), un peu forte selon les goûts anglo-saxons, fut remaniée pour inclure la nouvelle tomate mexicaine, récemment revenue en Amérique après un petit détour par l’Europe. On voit ici que les voyages forment et déforment les sauces. Étrangement, on lui ajouta aussi une bonne dose de sucre et du vinaigre. Ainsi apparut le ketchup.3
Comme dans tout bon film américain, cette histoire relate une rencontre qui semblait préparée de longue date et qui se termine bien : le mariage de la pomme de terre et du ketchup ! L’invasion mondiale du couple était en route. Et pendant ce temps, la mayo se promenait derrière le décor, partageant le rôle de figurante avec le fromage et le beurre, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives.
Références
L’incroyable histoire de la cuisine, S. Douay, B. Simmat, S5921ic
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_pomme_de_terre
Betterave Touchstone Gold
Ma favorite depuis des années! Il y a plusieurs années, j’ai mangé chez L’Affaire est ketchup (petit resto sur la rue Saint-Joseph) pour le dîner. On m’a servie en entrée une salade de betteraves jaunes, roquette et fromage de chèvre… J’ai été conquise et j’ai donc introduit cette culture dans mon jardin, pour pouvoir la mettre en conserve et ainsi me faire cette salade en un tournemain toute l’année!
Elle est très vigoureuse, avec des feuilles toutes aussi délicieuses que la betterave elle-même (les feuilles remplacent la bette à carde). Ce que j’aime aussi, c’est qu’elle reste agréable et sucrée, même lorsque très grosse. De plus, elle ne tache pas les mains, contrairement aux betteraves rouges! C’est aussi une variété qui se conserve facilement tout l’hiver au frais dans le réfrigérateur, au caveau ou en chambre froide.
Betterave Chioggia
Une beauté! Ses anneaux pourpres/roses et blancs en alternance sont sa marque de commerce. Elle est particulièrement sucrée, donc très intéressante crue : faites-en des tranches minces à la mandoline pour bien exploiter ses propriétés esthétiques.
Elle est issue du patrimoine italien. Tout comme la Touchstone Gold, elle ne tache pas. Elle est hâtive et se récolte petite ou grosse. Sa durée de conservation est intéressante au frigo ou en chambre froide. Ses feuilles vertes sont tendres et servent de substitut délicieux à la bette à carde.
Carotte Marché de Paris
Si, comme moi, la terre de votre jardin est plutôt argileuse et que vous avez de la difficulté à y faire pousser vos carottes… la variété Marché de Paris est la réponse à vos problèmes! Je l’ai pour ma part découverte pour la culture en pots sur mon balcon.
C’est une variété ancienne, originaire de France. Elle était déjà répertoriée au XIXe siècle dans certains ouvrages. Elle pousse en surface et se développe en boule presque parfaite de 3-5 cm de diamètre. Elle est réputée pour sa chair tendre et délicieusement sucrée. Par son apparence miniature, elle saura sûrement attirer l’attention de vos petits par son allure de « bébé » carotte.
Navet Scarlet Ohno Revival
Un navet des plus spectaculaires qui, au premier coup d’œil, ressemble à une betterave avec sa profonde couleur pourpre. On l’appelle aussi rabiole et il sera tantôt rond, tantôt aplati. Une fois coupé, vous découvrirez sa chair blanche veinée de rose. Les côtes du feuillage, comestibles, sont également teintées de rose. Sa chair est excellente crue ou cuite et ce légume-racine se conserve très bien.
Oignon à botteler Parade
Aussi appelés couramment oignons verts ou échalotes, les oignons à botteler arrivent à maturité les premiers. C’est une superbe variété à la base longue et blanche et qui ne bulbe pas. Son feuillage est bleu verdâtre et se tient droit, sans qu’une seule feuille ne plie. Vigoureux, les oignons à botteler forment des rangs impeccables de 20-30 cm de haut, de rendement élevé. Ils possèdent ce bon goût d’oignon doux qui convient à tous les plats. Ils se nettoient bien et se conservent au froid quelques semaines seulement.
Radis Melon d’eau
Radis rond blanc verdâtre, à la peau rugueuse, avec un cœur fuchsia, il est croustillant et légèrement piquant, mais moins que le radis commun. Il se mange frais ou cuit; il faut noter cependant qu’il perdra sa belle coloration à la cuisson. Son véritable nom est shinrimei, ce qui veut dire « radis au cœur magnifique » en mandarin. Les racines peuvent atteindre jusqu’à 10 cm de diamètre.
Parce qu’il se conserve très longtemps, il deviendra rapidement l’ingrédient frais par excellence au courant de la saison froide. Il demande un peu plus d’efforts pour le savourer, car sa peau coriace mérite d’être pelée. Il est également très intéressant en lactofermentation. On conseille de le conserver au réfrigérateur, dans un sac de plastique perforé.
Les bienfaits pour l’homme
Dans le premier cas, elles sont avant tout consommables, odorantes, curatives et préventives, pédagogiques, esthétiques, à faible coût, peu exigeantes pour la plupart… Et la liste est encore longue !
Les bienfaits pour la biodiversité
En plus d’attirer un grand nombre d’insectes dans votre jardin (comme les hyménoptères avec la lavande), leur forte odeur dissuade de nombreux indésirables (sarriette et pucerons ne font pas bon ménage), ce qui en fait de très bons auxiliaires pour la lutte biologique. Bien disposés entre vos plants du potager, ils repoussent maladies comme insectes pour les poireaux, navets, carottes, choux, agissent comme des fortifiants (décoction de sauge pour les framboisiers) et certains ont un pouvoir couvrant important (thym luisant). Un grand nombre d’associations sont possibles si on daigne s’y intéresser et à l’heure où les espèces végétales et animales sont en chute libre, l’intérêt de valoriser et diversifier les essences est plus que nécessaire !
| Plante | Zones de rusticité |
| Agastache fenouil (Agastache foeniculum) | 4 à 9 |
| Angélique (Angelica archangelica) | 2 à 9 |
| Aspérule odorante (Galium odoratum) | 3 à 8 |
| Carvi (Carum carvi) | 4 à 9 |
| Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata) | 4 à 9 |
| Ciboulette (Allium schoenoprasum) | 2 à 9 |
| Ciboulette ail (Allium tuberosum) | 3 à 9 |
| Estragon français (Artemisia dracunculus sativa) | 5 à 9 |
| Fenouil (Foeniculum vulgare) | 6 à 9 |
| Hyssope (Hyssopus officinalis) | 3 à 9 |
| Lavande (Lavandula angustifolia) | 6 à 9 (4 à 9 pour certains cultivars) |
| Livèche (Levisticum officinale) | 3 à 8 |
| Marjolaine (Origanum majorana) | 7 à 10 |
| Mélisse (Melissa officinalis) | 4 à 7 |
| Menthe (Mentha spp.) | 2, 3 ou 5 à 9 ou 10 |
| Origan (Origanum vulgare) | 3 à 9 |
| Persil (Petroselinum crispum) | 3 à 11 |
| Raifort (Armoracia rusticana) | 3 à 8 |
| Rue (Ruta graveolens) | 5 à 9 |
| Sarriette d’hiver (Satureja montana) | 3 à 9 |
| Sauge officinale (Salvia officinalis) | 5 à 9 |
| Thym (Thymus vulgaris) | 3 à 9 |























